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Comme le skyblogueur, il laisse des commentaires sur leurs profils pour en recevoir en retour. Les habitués du SMS n'ont rien à leur envier question orthographe. Quand on créée un profil en trois clics, qu’on s’ajoute un « ami » en deux et que la recherche nous donne tout tout de suite, on écrit le plus rapidement possible. Pas de temps à perdre ! La seule chose dont se soucie un fan de Facebook, c'est la fausse apparence qu'il donne au monde entier. |
Ivre de vengeance, il a cherché à en savoir plus sur les Trasheurs. Prudemment, il est retourné sur Jpop Trash, a évité les sections minées, bien trop dangereuses pour sa santé nerveuse, et a juste lu leur faq et leur ultime interview. Il n’aurait pas dû. Ça l’a encore plus énervé d’apprendre que ces connards gagnaient de l’argent grâce à leur site de merde. |
- Ce matin, je suis de bonne humeur et je vais donc me suicider. |
- Je suis une grosse cochonne mais toujours vierge. |
Au milieu de tous ces touristes du dimanche dépensant l’argent de papa/maman ou un an de salaire durement gagné chez Macdo avec des séjours de deux semaines au Japon juste pour faire les boutiques de mangas et de fringues de goth-loli, il existe une autre race de cons qui, eux, restent plus longtemps sur place mais n’ont pas plus de vie que les campeurs citées plus haut. On les appelle les otaku-bidochons. |
Laissons de côté l’opportunité qui lui permettra de se rendre là-bas et d’y rester, il y en a des tas et toutes différentes. Boulot prestigieux ou baito de merde, sinécure ou travail de chien, mariage par dépit et/ou calcul, études, squattage, prostitution, dealer de Cup Noodles etc. Les occasions ne manquent pas, il faut simplement se bouger le cul. C’est comme pour tout. Par contre, une fois arrivé, les attitudes sont toutes les mêmes chez ces miteux. |
Quand on les regarde bien, on s’aperçoit que la plupart des otaku-bidochons ne sont pas partis au Japon, non. Ils ont fui la France. C’est très différent. Ils ont fui, au choix, leur famille de tarés, leurs rares amis qui se foutaient d’eux, leurs problèmes, leurs complexes, les responsabilités, et surtout la lose, leur seconde ombre et qui leur collera aux baskets toute leur vie. Ils pensent que déménager leur permettra de prendre un nouveau départ. Ils tirent la chasse sur leur passé merdeux mais l’odeur les suivra toujours. |
Ben oui, ce n’est pas en passant les trois-quarts du temps avec des Français tout aussi incultes que lui, et de japs intoxiqués de culture occidentale pour le dernier quart, que l’on progresse. Quand il allait au cinéma, il fallait que ça soit impérativement en version originale sous-titrée anglais, sinon, c’était pas possible… Il fait penser aux abrutis français gavés de mangas en vf et ne sachant toujours pas lire correctement un hiragana après trois ans de fac. Lui est pareil et encore plus impardonnable. |
Son séjour est à inscrire non pas dans la catégorie « professionnelle » mais dans celle des loisirs. En bon attardé immature qu’il est, ce séjour prolongé au Japon était juste une façon pour lui de continuer à vivre au pays de ses rêves qui ne sont faits que de mangas, d’anime et de jeux vidéo, comme en France, mais cette fois-ci, c’était sur place. Directement du producteur au consommateur. Il avait une chance superbe, il a tout raté. Encore une fois. Un gâchis immense et absolu. Comme lui. Loser un jour, loser toujours. |
On en revient encore et toujours à l’un des plus fameux commandements « trashiens » et qui fait tant de mal : si vous êtes déjà une grosse citrouille en France, aller au Japon ne vous transformera jamais en beau carrosse ! |
Destinées le plus souvent aux campings pour permettre à leur clientèle de déchets humains de secouer leurs panses pleines d’alcool bon marché, entre deux concours de t-shirts mouillés, ces rituels gesticulants se trouvent le plus souvent réservés à une faune dont la jeunesse n’est plus qu’un lointain souvenir. |
Laissant de côté ces tristes spectacles, leurs enfants ont trouvé LEUR danse bien à eux : la tecktonik ! D’ailleurs, à les écouter, c’est plus qu’une danse, c’est une façon de vivre ! On nous avait déjà fait le même coup avec le disco en 76… |
Habillée en petite pute fashion, elle paie son entrée avec le blé de papa/maman, qu’elle dira avoir volé mais qui n’est que son argent de poche hebdomadaire, et se dépêche d’avaler son Smirnoff Ice offert avant de descendre au sous-sol de la boîte chercher quelque chose de plus consistant à se mettre derrière la cravate et qui la fera carburer toute la nuit. Ben oui, la tecktonik, ça demande de l’énergie quand même et quoi de mieux que les produits chimiques de synthèse des pays de l'Est pour ça ?… |
N’oublions pas non plus Lili Azian, brave génisse à face de lune et aux cuisses de rugbyman qu’elle ne nous prive jamais de dévoiler, ainsi que d’autres parties de son corps, en bonne exhibitionniste qu’elle est. Ça muscle sec de danser toute la journée ! Mais ce n’est pas grave, quand la mode de la tecktonik sera passée, c’est-à-dire le mois prochain, elle pourra toujours planquer ses gros jambons à son boulot, chez Tang. C’est l’avantage des caissières de supermarché, on ne leur voit que le haut. |
Les danseurs de tecktonik ont beaucoup en commun avec les cosplayers. Ils ont fait du ridicule un mode de vie mais, comme eux, n’essayez même pas de leur dire qu’ils sont grotesques. Pour eux, ils sont des dieux. Ils sont beaux, intelligents et sont l’élite de la jeunesse. C’est du premier degré total. Leur seul argument contre leurs détracteurs est : |
Non merci, nous avons le sens de la dignité nous. |
On rigole déjà des danseurs de tecktonik à l’heure actuelle alors imaginez ce que se sera dans dix ans quand on retombera par hasard sur leurs photos et leurs clips… Le réveil va être dur pour eux. Tant mieux ! |
Cette charte doit être signée et appliquée par toute fan qui se respecte. Si elle ne le fait pas, elle sera alors considérée comme une fausse fan et ce sera pour elle la punition suprême car la fan de Tokio Hotel est sure et certaine que Bill vérifie toutes les signatures, le soir, après le concert... |
La fan de Tokio Hotel ne connaît du groupe que Bill Kaulitz. C’est l’avantage d’être le chanteur : toujours devant la scène et aucun d’instrument à transporter après le concert. Les autres membres ne sont là que pour la décoration pour elle. Et puis, ils sont moches. |
Bill Kaulitz. Le nouveau phénomène des cours de récréation des écoles primaires et de quelques collèges. Phénomène n’est pas un mot exagéré car c’en est vraiment un, mais de foire. Entièrement osseux et creux, son corps offre une très faible résistance au vent, c’est son plus gros point faible, en dehors de sa lobotomie, c’est pour ça qu’il ne va jamais donner de concert en Bretagne. Ça souffle trop là-bas. |
Bill n’est pas un chanteur mais un mime. Personne ne l’a jamais entendu chanter en vrai vu que ses fans hurlent sans arrêt en concert, couvrant ainsi sa voix. C’est bien peinard pour lui, il n’a qu’à faire semblant de chanter, ses copains derrière semblant de jouer, et attendre comme ça pendant une heure en exhibant ses os. Ce sont les fans qui font le spectacle et elles payent pour ça ! |
La fan de Tokio Hotel croit toujours que ce qu’elle aime représente le summum d’un style précis. Par exemple, Harry Potter est de la grande littérature. Elle n’a jamais ouvert un autre livre de sa vie mais, pour elle, on ne peut de toute façon pas faire mieux que JK Rowling, la nouvelle Enid Blyton… |
Enfin, cerise sur le gâteau, Tokio Hotel, et surtout Bill, sont pour elle les représentants d'un nouvel ordre anti-société, de véritables anarchistes, peut-être même communistes, plus forts encore que les punks et qui sauront la délivrer de la tyrannie de ses parents ! Jamais elles n'iront voir l'envers du décor. Et derrière Tokio Hotel, qu'y a t-il ? Oh, surprise ! L’une des plus grosses majors du disque ! Quelle marque d'indépendance ! Tokio Hotel, le groupe des trous rebelles !… |
2Be3, Backstreet Boys, X Japan, Tokio Hotel... Chaque pays nous aura, un moment ou à un autre, pollué avec un boys band ridicule fabriqué de toutes pièces et conçu pour faire brailler nos petites sœurs. Mais ce n’est pas grave, dans moins de deux ans, ils rejoindront la cohorte des groupes totalement has been et oubliés. Bill Kaulitz sera en cure de désintoxication pour soigner sa grave dépendance au Candy Up, perdra ses cheveux par poignées et aura fait son coming out, signant ainsi l’arrêt de mort de sa carrière. Et ceux, et surtout celles, qui se moqueront de lui plus tard, auront été les mêmes qui avaient la foune en larmes devant lui à l’époque de sa splendeur et qui, en bons hypocrites, conservent toujours à la cave des piles entières de posters et autres magazines de leur Billou chéri parce qu’elles n’arrivent pas à les jeter. |
Le fan de Naruto traîne un énorme problème qui fait toute sa connerie : il est jeune ! Il a entre 10 et 14 ans ; d’autres plus âgés lisent ce manga évidemment, mais ce n’est qu’une lecture parmi tant d’autres. Le fan de Naruto, lui, ne lit que ça. Sa jeunesse l’handicape dès le début car, ne connaissant encore rien du monde réel et extérieur, le moindre truc sortant un peu des sentiers battus l’émerveille. |
Il s'identifie à chaque personnage en fonction de son ego et de la situation qui l'arrange. S'il se retrouve, comme 90% des groupies de Konoha, dans les derniers de sa classe, il prétendra que Naruto l'était aussi, et puis d'abord, il a réussi à obtenir son diplôme en battant un prof à lui tout seul !… |
Il se sent trop fatigué ? Ce n’est pas à cause de la nuit dernière passée à brailler à tue-tête les endings de la série, non. Il s'imaginera qu'il est, comme Kakashi, un grand ninja amorphe, blasé par la vie, et qu’il est tellement puissant que ça l'épuise !… |
Quant il n’admire pas sa magnifique collection de figurines en plastique véritable, il regarde les animes en DVD ou qu’il a téléchargé. Il les a pourtant déjà vu des dizaines de fois et les connaît par cœur mais qu’importe, le lavage de cerveau Naruto, c’est trop bien ! |
Une fois ses anime épuisés, il se précipite sur sa console à 400€ pour jouer au jeu vidéo Naruto en version importée, parce qu’attendre la sortie officielle européenne, c’est trop dur. Bien sûr, il ne comprend rien à ce qu’il y a de marquer à l’écran mais qu’importe, passer pour un crétin Naruto, c’est trop bien ! |
La nuit, il rêve qu’il est Naruto, qu’il fait des double-saltos vrillés avec frein par rétro-pédalage, et surtout qu’il défonce la gueule de tout le monde, parce que la vengeance Naruto, c’est trop bien ! |
Le fan de Naruto est un ninja… Enfin il croit qu’il est un ninja alors il s’est déjà pété trois fois la jambe en voulant imiter son héros. Mais qu’importe, le Mercurochrome qui fait des croûtes Naruto sur ses genoux, c’est trop bien !… |
Bien évidemment, il connaît tous les noms de techniques et d’attaques du monde de Naruto. Et en japonais s’il vous plaît ! D’où une certaine fierté à en savoir le plus possible pour épater tous ses copains à la récré… |
Les faux-monnayeurs, dans le temps, étaient condamnés à être immergés dans un bain d'huile bouillante. Qu'en est-il des faux japonais qui mériteraient que l'on passe une loi au Parlement autorisant à les plonger vivants dans une étuve remplie de ramen qu'ils bouffent juste parce que Naruto fait pareil ? C'est dans ces moments-là qu'on aimerait avoir le fameux 49.3 sous le coude… |
Heureusement, il y a un week-end dans l’année où le fan de Naruto largue son ordinateur et rejoint la vie réelle. Il s’en va flotter avec d’autres étrons humains comme lui dans les latrines de la bêtise humaine : Japan Expo. Ses trois plus beaux jours de l’année, soigneusement préparés pendant 362 jours (+ 1 les années bissextiles), se résumeront à acheter des mangas, DVD, T-shirts, jock strap, le bandeau Konoha bleu, le bandeau Konoha noir, le bandeau Konoha pailleté etc. Le tout à l'effigie de ses ninjas favoris, évidemment, claquant ainsi ce qu’il appelle « son » argent mais qui n’est que celui de ses parents donné en échange d’avoir rangé sa chambre la veille. |
Bien entendu, il ne manquera pas de passer sur le stand Kana, qui propose, gratuitement, des masques en carton recyclé, peints à la va-vite, et accrochés par une ficelle derrière les oreilles pour tenir… Il sait pourtant qu’il aura l’air encore plus con que d’habitude avec ça sur la tronche mais il ne peut y résister, et puis c’est gratuit ! A Japan Expo, un truc gratuit est aussi rare à trouver qu’un cosplayeur avec un Q.I. à trois chiffres… |
Se voiler la face à l'aide d'un bout de carton, voilà en effet la seule solution viable pour ne plus voir sa sale gueule, mais la satisfaction est vite remplacée par le dégoût de voir se balader partout des clones de Naruto qui ont 15kg de trop par fesse et 500gr de moins par hémisphère cérébral... Somme toute, tout se compense. |
L’endetté est la version moderne du damné et le pire, c’est qu’il connaîtra les tourments infernaux de son vivant. L’enfer viendra tout de même après une courte période de paradis. Y’a un minimum. |
L’allocation de rentrée scolaire de septembre aussi ne sert qu’à ça. Saviez-vous que les magasins vendant de la camelote électronique triplaient le nombre de leurs vendeurs pendant la première quinzaine de septembre juste pour faire face à cet afflux de clients trop heureux de claquer un argent providentiel et qui aurait dû, normalement, servir à l’éducation du p’tit Kévin ? On aurait pu les payer en nature avec des livres de classe et cahiers mais non. De toute façon, ils seraient allés les revendre le jour même dans une boutique d’occasion… |
Les crédits, c’est comme une carte bancaire, on a pas l’impression de payer et on ne se rend pas compte du coût de la vie. C'est fait pour d'ailleurs, comme ça, on dépense beaucoup plus. Le liquide restera toujours le meilleur indice pour savoir gérer son budget. |
L’endetté a toujours une bonne raison pour s’offrir un truc maousse et l’art de faire passer le bonheur de sa famille avant tout alors que c’est uniquement pour satisfaire son ego et soigner ses complexes d’infériorité. |
Et puis, ils n’ont pas inventé ce système, ils en profitent, nuance ! Ce ne sont jamais eux qui vont chercher le client mais le client qui vient toujours les trouver. Et oui, il fallait y penser avant. Les usuriers à l’ancienne, ceux qui vous cassaient les jambes ou les pouces en cas de non-remboursement, étaient finalement plus humains que ces fumiers en col blanc qui détruisent indirectement et à petit feu. La véritable « voyoucratie » est toujours bien habillée, souriante et a un diplôme de commercial dans la poche. |
Star Wars. Film(s) culte(s) pour tous. Enfin, ça, c’est ce qu’on essaye de nous faire croire. Mais là aussi, il y a des « rebelles » qui résistent à « l’Empire » Lucas. |
Il est vrai qu’une majorité de gens considère ces films comme une œuvre majeure de la science-fiction, de la même manière que d’autres (les mêmes ?) pensent que Matrix est original, et c’est là l’une des grandes forces d’Hollywood : s’adresser à des crétins qui n’ont jamais rien vu, et encore moins lu, et leur faire croire qu’on leur vend des produits 100% originaux. Or, Star Wars est tout sauf original ! |
Il y a une seule chose intéressante dans ces films, c'est de voir à quel point le manque d'imagination et l'appât du gain ont pu donner des idées aussi absurdes à Georges Lucas. Parce que, dans un monde futuriste où l'on se déplace à la vitesse de la lumière, à bord de vaisseaux indémodables, car déjà démodés en 1977, défiant, voire même réécrivant, toutes les lois de la physique (ils font du bruit dans l'espace…), il est impensable qu'il reste encore quelques clowns en cape capables de se battre avec des néons géants… |
Il n’y a que Star Wars dans la vie du fan, il ne connaît rien d’autre et ce n’est même pas de l’inculture de sa part, non, c'est voulu. Il refuse tout simplement ce qui n’est pas en rapport avec Star Wars ! Ça ne peut pas être mieux… |
Enfin, il y a le merchandising, sans quoi Star Wars ne serait rien, et notre fan avec. Comme tous les gens cyniques et avides d’argent, George Lucas a oublié d’être con. En renonçant lors du premier Star Wars à son cacheton de réalisateur, il n’a pas oublié de s’approprier tous les droits des produits dérivés, et surtout des jouets, chose encore assez peu développée à l’époque. Lucas réalisateur ? Quelle blague ! C’est juste un marchand de jouets lui, rien de plus. |
Alors, les fans de Star Wars, doués pour la couture et le stylisme spatial ? Pffff… Mais non, ils n’ont aucun talent eux, ils ne savent qu’acheter, on vous l’a déjà dit, et les costumes complets de la plupart des héros des films sont également en vente, à des prix astronomiques. Mais rien n’est trop beau pour ressembler à son idole et sentir la Force couler dans ses veines. Ça change de la lose… |
De toute façon, il n’est pas tout seul, loin de là. Star Wars est mondial. Quel que soit sa langue et son pays d’origine, il trouvera des fans comme lui qui le comprennent et avec qui il peut discuter de cette « passion » dévorante qui les habite. Noyé dans une foule identique, on se sent moins seul. |
Plus con qu’un fan de Star Wars, ça n’existe pas. Sauf un fan de Star Trek. |
Malgré le fait qu’il soit un dessinateur lamentable, et qui ne s’est jamais amélioré avec le temps en plus, Kurumada tire son épingle du jeu question commerce. En effet, il a réussi l’exploit de refourguer plusieurs fois de suite la même histoire à ses lecteurs qui, eux, en redemandaient encore. C’est fort ! |
Saint Seiya, c’est toujours pareil. Ce sont les B’Z de l’animation ! Vous pensiez que Sailormoon était bourrin ? Sachez que même les pauvres histoires de cette « magical conne » sont plus variées que celles des bozos en armure. Le cadre est simple : une menace, des adversaires à rencontrer à la chaîne, soi-disant 10 000 fois plus forts que notre Club des Cinq de service, tout ça pour arriver au boss final, invincible évidemment mais qu’on arrivera tout de même à battre, afin de sauver une demeurée qui ne sait pas se défendre toute seule, et le tout, généralement, en moins de douze heures. On se croirait dans un jeu vidéo ! |
- Je vais te porter pour la 132efois de suite le coup de grâce ! |
Avec un tel constat, on ne s’étonnera pas que cette série regroupe les plus gros cas sociaux du milieu des japonisants. Intéressons-nous à eux. |
Se comptant quasiment par centaine, doublons décolorés et autres armures en version 2.0 inclus, ces figurines, rutilantes et très soignées sur le plan du détail, exigent de prendre un crédit à la consommation afin de toutes les avoir, sans parler des nombreuses vitrines nécessaires à leur exposition. C’est un véritable gouffre à pognon et nos porte-monnaie sur pattes se doivent, un moment ou à un autre, de faire un choix douloureux : c’est soit les figurines, soit les jeux vidéo ! Heureusement qu’ils n'ont pas de nana à entretenir… |
- M’man, t’as repassé mon armure ? |
- Putain, j’ai eu un zéro en science nat’, mon père va m’expédier dans une autre dimension ! |
Et si on vous demande quelle marque de sous-vêtements les fans préfèrent, soyez sûrs qu’ils ont tous des slips Athéna ! |
Parce que son pays est encore trop sous-développé (mot désormais remplacé par le très politiquement correct "pays émergeant") pour créer un produit télévisuel ayant un minimum de qualité, ou parce que la seule chaîne du coin était contrôlée par le pouvoir en place, notre asian pride a été gavé aux animes japonais depuis son berceau en feuilles de papaye. Dès lors, il est devenu otaku par la force des choses. |
Sur son Skyblog, il nous déballe sa philosophie, ses opinions politiques (à Droite toute! Mais quand on vient d'un pays déchiré par les cocos, c'est un peu normal), sa vie on ne peut plus vide (jeux vidéo, manga, anime, MSN, séries télé, écrire à sa "fiancée arrangée" restée au bled, draguer d'autres nanas en attendant...) et des photos de sa tronche sur toutes les coutures pour bien nous rappeler à chaque page qu'il est asiatique, c'est sa carte de visite. |
Une fois arrivée dans son école, elle sera prise en charge par ses professeurs, les élèves autochtones, pensant dans un premier temps qu’elle est chinoise, et surtout par ses compatriotes. Sang japonais oblige, l’esprit de groupe parle. De suite, elle s’intégrera à la communauté nippone expatriée. D’ailleurs, elle apprendra bien plus la langue française avec ses amis japonais qu’avec de vrais Français... |
Découvrant petit à petit ses nouveaux camarades, ces fameux gaijin qui ont tous les défauts mais qui sont l'un des sujets de conversation les plus prisés des Japonais, l’imaginaire devient enfin réalité. Le professeur bénévole est aussi beau que dans ses rêves. Grâce à cette stimulation, elle améliore son français et fait enfin la différence entre les lettres « v » et « b » et comprend désormais pourquoi on se foutait d'elle lorsqu'elle prononçait le mot « vite »... Par contre, c’est encore mission impossible pour lui faire prononcer un « r » correctement. |
Paradoxalement, sortir avec une japonaise leur permet d’échapper à leur quotidien d’autiste (jeux vidéo, Star Wars, jeux de rôles etc.) tout en le conservant. Grâce à sa douce moitié citronnée, le CDJ devient une sorte de personnage de manga lui aussi. C’est comme appartenir à une classe supérieure. Comme tous ces pauvres devenant soudainement riches, il est très fier et se laisse aller à des sentiments nouveaux et malsains. Quel pied que de pouvoir dominer une personnalité plus faible que soi ! |
Ou trouve des CDJ dans tous les pays ayant été touchés par la sous-culture manga-Club Dorothée-Final Fantasy. 90% de la clientèle des Japan Expo et autre rassemblement de petits bourgeois mentalement retardés sont des CDJ potentiels. Bien sûr, les 3/4 n’arriveront jamais à leurs objectifs mais, étant d’une mauvaise foi crasse, ils nieront toujours en prétendant qu’ils cherchent avant tout à connaître la culture… C’est vrai qu’ils en manquent tellement. |
Parmi eux, on retrouve la plupart des étudiants en facs de japonais, car apprendre la langue de Mishima leur permet de protéger leur conquête des non japonisants. Et puis, parler à sa copine dans une langue que personne ne comprend, c’est tellement « sugoi »… Leur ultime but étant de pouvoir se marier et d’obtenir leur « Pet License visa » pour le Japon. Ceux-là appartiennent à la classe qui sont encore en dehors de l’archipel et qui ont de bonnes chances d’y rester… |
Dans les facs françaises, lorsqu’une étudiante japonaise débarque, la compétition commence. Il n’y a plus d’amitié qui tienne avec les copains, on sort la grosse artillerie et ce sera à celui qui arrivera le premier à « se la faire ». Que le meilleur gagne ! Ensuite, le winner exhibera son trophée dans les conventions, les réunions d’anciens élèves ou les soirées, augmentant ainsi ses chances de se la faire piquer mais qu’est-ce qu’on ne risquerait pas afin de plastronner ? |
Lorsque nos CDJ sont au Japon, ils osent enfin faire tout ce qu’ils n’avaient jamais osé en France. Ayant été souvent victimes d’agressions ou de moqueries de la part des Français, ils se sentent en très grande confiance au Japon. Ils savent qu’il y a bien plus de nippons que de gens comme eux sur place et qu’ils finiront, malgré les trois mots de japonais qu’ils ont appris grâce à City Hunter, à dégoter un sous-thon dont les autochtones ne veulent même pas. S’ils possèdent un visa, ils essayent d’établir des records du nombre de trous niqués pour ensuite exposer leurs exploits sur des forums et autres blogs miteux. |
Malheureusement, le visa sur pattes désirera avoir des enfants, un mari qui travaille dur et qui gagne beaucoup d’argent, et notre CDJ, lui, n’en aura pas vraiment envie. Il s’est marié pour pouvoir continuer à jouer à ses jeux vidéo et se taper des petites garces. Avoir un moutard, ça ne le branche pas trop. Travailler tard le soir ? Impensable ! On a beau être au Japon, on est pas là pour se faire chier !… |
Vont-ils un jour disparaître ? Hélas, non. La prochaine génération est déjà en route. De toute façon, on retrouve les mêmes énergumènes en version japonaise. Certaines désirant quitter leur vie merdique, ne supportant plus la pression et le stress quotidien et ayant également tout raté. Qu’ils s’attirent les uns vers les autres et qu’ils crèvent ensemble. Le Japon est de toute manière surpeuplé. |
On peut dire sans trop se tromper que la catégorie des rôlistes est l’une des plus sinistrées en connerie qui soit. Sinistrée car regroupant souvent plusieurs autres déjà bien gratinées. Ce qui fait toute la saveur du rôliste, c’est son incroyable complexe d'infériorité et un manque de personnalité rare, d’où le besoin de s’identifier à d’étranges créatures aux pouvoirs incertains, leur permettant de combler une impuissance existentielle, intellectuelle et sexuelle parfois. |
Quel que soit le forum, le rôliste use presque tout le temps du même personnage, non pas parce qu’il l’aime bien mais plutôt parce que celui-ci lui a déjà demandé, selon lui, beaucoup d’efforts. Et oui, le rôliste est bien connu pour son imagination sans limites. Son personnage est tout son contraire : beau, riche, musclé, intelligent, populaire, charismatique et irrésistible. Ou bien c’est un très vilain méchant sadique. Enfants battus, assassins, orphelins, « skyzofrénes », les forums de jeux de rôles regorgent de personnages psychopathes et malheureux ayant massacré leurs familles à coups de hache ébréchée parce que celles-ci les martyrisaient en leur interdisant de regarder Bob l’éponge à la télé. |
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le wowiste n’est pas vraiment fan des nouvelles technologies, se limitant désormais à deux choses : sa ram et son espace disque dur, pour pouvoir mettre ses extensions afin d’agrandir son univers et, par conséquent, rencontrer encore plus de gens inintéressants comme lui, souvent des geeks ayant des masses corporelles à trois chiffres. Ben oui, rester à suinter derrière son écran pendant des heures en se nourrissant de chipitos au fromage et en buvant du Coca, c’est pas ce qu’il y a de mieux pour la ligne… |
Le wowiste est un parfait winner dans son univers. Ça le change. Vous comprenez maintenant pourquoi il refuse de revenir à la réalité... La moyenne d’âge des utilisateurs varie de l’adolescent pré pubère ou attardé au cocu désabusé et dépressif traversant la crise de la quarantaine. Tous partagent le même point commun : faire des rencontres avec le sexe opposé. On se sent nettement plus courageux derrière son écran que devant la personne, mais ATTENTION !! Ils ne savent pas que les trois-quarts des persos féminins qu'ils croisent sont en fait d'autres hommes, et dans le même état de délabrement corporel et mental qu'eux. Ces pauvres nœuds s’imaginent tous draguer des petites minettes de 18 ans, ou moins, ayant la même gueule que leurs avatars... |
Tout gosse, le pauvre petit japonais est déjà sous pression. Ses parents s’angoissent pour lui et son avenir. On dirait qu’ils veulent rentabiliser leur enfant ! Ils le matraquent qu’il faut être performant et réussir sa vie, ne pas devenir un raté. Comme eux ? |
Une fois ses études terminées, le japonais entre dans une grosse boîte, troque ses oripeaux de rebelle contre un beau costume de notaire et devient un salaryman mais plus à vie car, là-bas aussi, le chômage et les délocalisations vont bon train. Il sera toujours temps d’y penser quand ça arrivera. |
Une fois mariée, la lente descente aux enfers commence pour notre japonaise. Si elle ne fait pas de gosse la première année, elle n’en fera jamais. Son mari l’a déjà oubliée et confie désormais la vidange hebdomadaire de ses burnes jaunes à des hôtesses, appelées également chez nous « putes »… Elle se consolera en s’achetant des mini-chiens, ces horribles petites merdes squelettiques et hargneuses aux yeux globuleux, et en leur offrant tous les gadgets possibles et inimaginables. Ce seront ses enfants par procuration. Les derniers sondages montrent que le taux de natalité japonais s’écroule en même temps que le marché du chien nain explose. |
La desperate housewife française est une araignée. Elle tisse sa toile avant même de fêter ses vingt ans afin qu’une proie masculine tombe dedans. Une fois engluée, elle ne la lâchera plus et la dévorera à petit feu. Une boîte de nuit, une soirée avec des amis, un speed dating, sur son lieu de travail, sur Meetic, au hasard… Pour elle, tous les endroits sont bons pour trouver son sachet de graines. |
La seconde raison vient de traumatismes issus de son passé. Une bonne femme comme ça ne peut qu’en trimballer des caisses. N’ayant pas eu de famille étant gamine, ça l’a marqué au fer rouge. Ses parents n’étaient jamais là. Ils travaillaient, étaient divorcés, au bistrot, en prison, morts ou s’en foutaient d’elle. Au choix. Elle était toujours toute seule ou presque. Elle a un gros manque là-dessus et, une fois adulte, cette volonté d’être enfin entourée s’est mue en une obsession quasi destructrice. Surtout pour les hommes… |
Ses sautes d’humeur sont imprévisibles et cela agace grandement son chéri qui ne sait plus par quel bout la prendre. Au sens figuré comme au sens propre d’ailleurs. Après quelques mois de grossesse, c’est vraiment pas facile de grimper sur une baleine luisante… Il avait bien eu quelques stages d’initiation à l’escalade avec la petite grosse de la compta voilà quelques années de cela mais bon, rien d’aussi impressionnant. Promis, cette semaine, il essayera par la face nord… |
Les vacances n’en sont déjà plus pour les parents, passant leur temps à surveiller sans arrêt leur progéniture. Ils reviennent au bercail encore plus fatigués que lorsqu’ils sont partis et sont dans le même état que leurs valises. Certaines choses sont également devenues impossibles à la maison, comme la nique dans la salle de bains ou regarder des films d’horreur. Fallait y penser avant. |
Comme notre bobonne a arrêté de travailler, à sa grande joie, et qu’elle pompe désormais les allocs, chose qu’elle condamne souvent chez les autres, elle a du temps de libre. Issue de la nouvelle génération, elle ouvre de suite un blog racontant les meeeeeeeeerveilleux exploits de bébé. Sur « mon-roudoudou-cheri.skyblog.com » ou « ma-puce-adoree.skyblog.com » on peut lire que le lundi 32 juin à 14h73, il/elle a parlé et a dit : « jkghgdtrodbrrrr ! » C’est formidable ! Qui visite ce truc ? Elle, son mari au travail, quelques amies qui ont reçu l’url par mail et puis c’est tout. Les photos ne manquent pas. Ça sert à ça le numérique : à que des idiots nous montrent leur néant existentiel. |
Quelques fois, on a des mères qui se projettent dans leurs enfants. La bonne femme ayant raté sa carrière de tennis woman, par exemple, va inscrire un de ses gosses (le ou la préférée bien sûr) dedans. Même si le môme ne rêve que de jouer au foot, de faire du piano ou bien de rester chez lui bien tranquillement. On a une pensée émue pour tous ces parents qui ont forcé leurs enfants à faire des trucs qui ne leur plaisaient pas afin de devenir ce que eux n'ont jamais pu être. |
Si vous croisez un pro Linux et qu’il commence à vous bassiner sur le fait qu’il faut arrêter d’être sur Windows, demandez-lui sur quel système d’exploitation tourne son World Of Warcraft, puis éteignez votre cigarette dans son œil… Ça le calmera de suite. |
Le reste du temps, il travaille sur son Mac. Il n’a pas trop le choix d’ailleurs car s’amuser sur Mac, faut vraiment le vouloir. Essayer de trouver des programmes de téléchargement, des codecs, et surtout des jeux, est un défi quotidien pour lui. |
Prix élevé oblige, la mentalité de snobinard-bobo du fan de Mac rejaillit à chacun de ses investissements et sa santé mentale ne dépend que du modèle d'iPhone qu'il utilise. « Quoi, tu n'as pas un iPhone 40ème génération ? » C’est vrai, comment survivre sans voir des films sur son téléphone ? Et vu la durée de la batterie, mieux vaut que ça soit un court-métrage… |
Quand il ne trouve pas sur les réseaux de P2P ce qu’il cherche, il utilise une version d’évaluation qu’il a topé dans un Cd gratuit de promo et tente de trouver le serial code, se chopant au passage plusieurs virus dans les dents (niveau bouillon de culture, les warez sont pires que les hôpitaux…) mais il s’en fout, son Norton Antivirus cracké est là, même si sa mise à jour date de son installation. Ben oui, faut se connecter pour bénéficier des dernières définitions de virus et il pourrait se faire repérer… Courageux mais pas trop non plus. |
Vous êtes SDF ? Vous rêvez d’un endroit confortable et chauffé ? Oubliez votre grille de métro bruyante et nauséabonde et courrez à la Fnac la plus proche ! C'est calme, il y a de la lecture gratuite, de la compagnie, et personne ne viendra vous demander vos papiers. Nocturne le jeudi et vendredi inclus… |
Le sarkozyste se reconnaît assez facilement. Passons sur les septuagénaires, survivants de la canicule 2003, qui forment la moitié de son public, pour nous concentrer sur les jeunes. Enfin, « jeunes » est un bien grand mot. Dans leur tête, ils sont déjà vieux… |
Rappelons aussi que le terme « chef d’entreprise » ne veut rien dire, même s’il exercera toujours un certain prestige sur pas mal de naïfs. On le voit dans les hallucinantes réunions d’anciens élèves, 20 ans après, lors de la rituelle question : « Alors, qu’est-ce que tu fais comme boulot ? » Au milieu des fonctionnaires, magasiniers et autres chercheurs d'avenir, le chef d’entreprise signifiera toujours qu’on a réussi sa vie professionnelle. Ne vous laissez pas berner par ces cons et souvenez-vous que, de nos jours, on peut créer sa boîte avec 1€ de capital et que certains ouvriers en bleu de travail gagnent plus que pas mal de ces mini patrons qui se sont payés leur costard-cravate Armani à crédit. |
Le sarkozyste parle sans arrêt de « travailler plus » pour soi-disant gagner plus. Un véritable stakhanoviste ! Il est d'accord pour bosser 12h par jour, de rentrer tard le soir, d'être complètement crevé, de ne plus voir sa famille etc. Pour l'instant, c'est de la théorie, attendons de voir la pratique. On ne lui donne pas quinze jours à ce rythme avant qu'il commence à gueuler ! |
Il n’y a pas que des larves passives dans le milieu de la Jpop. Certains prennent également des initiatives. Enfin, initiatives est un mot relatif. Disons qu’ils font semblant d’être actifs. |
L’idole en elle-même, que nous appellerons ici XX, peut tout aussi bien être un homme qu’une femme mais nous constatons que ce sont les clowns issus du rock visuel qui sont les plus pris pour cible. Les noms de ces associations sont toujours extrêmement ronflants et prétentieux : XX en France, Project XX, XX à poil dans ma chambre… |
Elle règle ses comptes aussi et elle en a en suspend ! Toutes ces années où elle fut humiliée et dédaignée sont lavées dans le sang virtuel. Maintenant, elle est quelqu’un : la présidente du fan club français de XX, elle est comme qui dirait un proche de l’idole en question, et elle va la faire venir chez nous. Autour d’elle se forme une petite cour de membres particulièrement serviles et cons. Des clans se créent. Ça complote sec par derrière et ça se démolit en petit comité. Une bonne ambiance. |
Comme tous les mythos, elle croit à ses propres conneries. A l’aide d’un message écrit dans un anglais de collège, elle pense avoir réellement contacté XX sur son site perso. Ben oui, y’a toujours un formulaire de contact sur ces machins, ça sert à la boîte à se constituer une jolie collection d’adresses mail pour du spam commercial… Elle attend avec patience une réponse dans son Outlook aux motifs gothiques. |
Mine de rien, la présidente d’association est moins conne qu’elle ne le paraît car cet épisode lui aura appris tout un tas de ficelles qui lui permettront peut-être plus tard de se recycler sans problème dans les assurances. Car là aussi, en échange de cotisations, on a de belles promesses et jamais rien n’arrive… |
Les bobos travaillent uniquement dans les secteurs de la branchouille : les médias, la mode, « la com », la pub, les machins Internet. Des milieux nazis qui ne supportent que le beau, les gagnants et surtout la jeunesse. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils formeront le plus gros des files d’attente de l’ANPE dans 20 ans. |
Ensuite, on s’occupe de l’image. C’est là qu’on travaille le plus. On fait des séances photos où la future star tire toujours une gueule de six pieds de long en gros plan. Le tatouage maori sur l’épaule ou la cheville, l’air négligé voire cradingue, le piercing bien en évidence ou les pieds nus sont des détails qui ont leur importance. Les très riches adorent ressembler aux très pauvres de nos jours. |
L’un va parler de ses voisins de palier, l’autre du confort de sa grosse voiture sans oublier les classiques lamentations monocordes sur le fait que leur amour l’a baisé… Il faut que le grand public se reconnaisse dans les textes alors, on va au plus basique. Quant à la musique, quelques arpèges au piano, trois accords de gratte ou une boucle de sample lorgnant sur les années 70 dans le son et répétée pendant 4mn feront parfaitement l’affaire. |
Mais le look n'est pas qu'une histoire de fringues. Faut aussi les maquiller. Quand on a les moyens de s'acheter une poupée à 500€, on a le droit de la massacrer à coups de truelle. Rouge à lèvres style geishas du 13e arrondissement de Paris, cils dignes d'une drag queen, ombrage à paupière façon "j'ai pas ramené assez de sous hier soir alors Pédro m'a mis un pain", l'asymétrie des sourcils, le gloss qui bave et la lèvre qui pend… |
Cambrioleurs de tout poil, si vous découvrez au cours de vos virées nocturnes ou estivales la chambre inoccupée d'une de ces névrosées, rachetez votre âme de voleur en faisant une bonne action pour le monde entier : explosez sa ou ses poupée(s) dans le mur et finissez le travail à coups de talons ! La béjhideuse ne s'en remettra pas et, après avoir enterré en chialant les restes de son fœtus de plastique au fond de son jardin, dans un petit cercueil vendu séparément, elle réagira positivement pour la première fois de sa vie en se suicidant. C'est toujours autant de nettoyé… |
Ce qui n’était qu’une vocation au départ pour certains n’est plus qu’une thérapie pour soigner leur complexe d’infériorité et prendre leur revanche sur ce monde qui les a toujours piétinés. Devenir riche et célèbre, voilà le moteur de ces gens-là ! |
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