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Surveillance et répression constituent les 2 faces d’une même pièce sécuritaire.
Retracer l’évolution des représentations de l’ennemi intérieur dans la pensée d’État depuis les années 1960 est indispensable pour comprendre comment, des territoires colonisés d’hier aux quartiers populaires d’aujourd’hui, la Ve République a régénéré un modèle d’encadrement fondé sur la désignation d’un bouc émissaire socio-éthnique.
Le police a toujours été l’élément indispensable d’une politique de rejet et d’exclusion, permettant de masquer les difficultés économiques et sociales.
21 communes seront d’ailleurs « récompensées » pour leurs efforts de surveillance (1 Million d’€ à se partager).
Une chose est sûre : le secteur sécuritaire (police, armée, secteur privé) ne connaît pas la crise…levier économique de la croissance ?
En 2008 nous approchions des 600 000 GAV soit près de 1% de la population française.
En 2009 les prisons françaises comptent 60 000 détenus souffrant chaque jour de l’enfermement et de la maltraitance autant physique que psychologique.
6 Millions d’immigrés sont les plus exposés aux contrôles de police, GAV, condamnations, bavures…et les traitements réservés aux sans-papiers rappellent les sombres heures de l’Occupation.
Tous les citoyens sont présumés innocents en droit mais la réalité montre qu’ils sont considérés comme a priori coupables, surtout s’ils n’ont pas d’amis bien placés. Le fichage massif de la population n’est pas anodin, derrière une façade démocratique, le totalitarisme avance à grands pas. Les lois sécuritaires se succèdent régulièrement : rétention de sûreté, « prévention de la délinquance », nouvelle loi sur la récidive…et les mesures d’exception sous prétexte de lutte contre le terrorisme deviennent une réalité quotidienne pérenne.
La maxime « Réfléchir c’est commencer à désobéir » qui correspond bien à l’armée et aux services de police peut également s’appliquer aux citoyen-ne-s lambdas. Nous devons nous organiser pour rester vigilant-e-s et résister. Il est donc naturel pour la Fédération Anarchiste d'être systématiquement auprès des individus victimes ou potentiellement victimes de la violence étatique, totalitaire et/ou capitaliste.
Ne vous laissez pas endormir par une criminalisation progressive des individus et des mouvements sociaux car demain vous pourriez bien être considérés comme terroristes par un Etat et des lois qui soit disant se préoccupent de votre sécurité…
Venez en débattre SAMEDI 21 NOVEMBRE de 17h30 à 22h30 à la Bourse du Travail de St-Denis.
Le lundi 9 novembre 2009, une action initiée par la Fédération Anarchiste a eu lieu à Paris. Nous avons momentanément, sans violence mais avec détermination, effectué une distribution de tracts, déroulé une banderole et lancé des slogans. Nous avions ainsi choisi de nous inscrire dans la journée européenne d'action antifasciste. Le lieu choisi, la maison de l'Europe, était un lieu choisi pour donner une dimension symbolique à notre intervention.
Voilà le communiqué qui a été distribué et lu :
Si les frontières à l'intérieur de l'Europe sont officiellement ouvertes elles sont plus
que jamais fermées à celles et ceux qui viennent de pays plus pauvres. Elles sont également réactivées lorsque les mouvement sociaux veulent s’unir au-delà des nations pour lutter contre ceux qui les oppressent.
Le fascisme n’est plus une marionnette grotesque que l’on remue pour effrayer la population : ses idées sont désormais en passe d’être intégrées aux rouages de l’Etat qui n’a plus besoin de se revendiquer de cet héritage pour mettre en place ses politiques racistes et xénophobes.
En France, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, poursuivent cette politique et expulsent a tour de bras, promulguant des lois sécuritaires et faisant un amalgame malsain entre immigration et délinquance : les récents propos du ministre de l'intérieur le prouvent une fois de plus.
Aujourd'hui, en ce jour de mémoire, la Fédération Anarchiste rappelle à tous que nous serons toujours présents pour lutter contre le fascisme et le racisme, qu'ils soient dans la rue ou dans les hautes sphères de l'Etat.
1 an ... et toutes ses dents ...
Où pouvait-on trouver des gâteaux magnifiques et délicieux ? Des bières artisanales de caractère (et nerveuses ...) ? Des casques de moto et du bon goût en veux-tu en voilà ?
... Et bien c'était au premier anniversaire du groupe Béton Armé de la Fédération Anarchiste !
Nous avons fêté comme il se doit cette première année de lutte, de formation, et aussi d'amitié. Avec nos sympathisants et des camarades d'autres groupes parisiens, les dégustations se sont succédées, dans la bonne humeur et dans l'envie de continuer toujours plus notre chemin pour mettre à bas ce vieux monde qui n'a que trop duré !
Les membres de la Fédération Anarchiste se joindrons à la manifestation de dimanche prochain : le 8 novembre à 14h, place de la Bastille, à Paris.
Nous sommes en effet solidaires du combat mené par l'ARPPI (Association pour le Respect des Proches de Personnes Incarcérées). Nous saluons donc cette association, pour le travail effectué depuis déjà quelques temps et pour cette initiative-ci.
Pour suivre de plus près leurs actions, vous pouvez aussi écouter leur émission sur Radio Libertaire (89.4FM en région parisienne et partout ailleurs sur Internet): c'est "l'écho des cabanes", le vendredi, de 11h à 13h.
Signalons aussi au passage l'autre émission consacrée aux prisons, "Ras les murs" (émission anti-carcérale), toujours sur la même radio, mais cette fois le mercredi, de 21h à 22h30.
De notre côté, les actions et activités se poursuivent, se préparent, se mettent en place. Entre préparations, collages, bricolages et formations, nous poursuivons notre route. Le groupe Béton armé fêtera très bientôt sa première année d'existence avec ses membres actifs et ses sympathisants.
A très bientôt dans la rue et dans les luttes !
Cette journée commençait par la manifestation pour les droits des femmes. Nous avions décidé de faire cortège commun avec les autres composantes du mouvement libertaire.
Un très gros merci aux sympathisants et à de très bientôt futurs militants qui se sont joints à nous. Le travail que nous effectuons depuis quelques temps pour redonner une visibilité dans la rue aux anarchistes est en train de donner ses fruits. Cela ne fait que renforcer notre détermination. Et cela nous encourage à poursuivre ce travail, plus nombreux, et plus motivés que jamais !
Le 10 octobre dernier avait lieu une manifestation unitaire de soutien aux sans-papiers :
Et bien oui, nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux à refuser ces séparations entre les individus, à refuser qu’une personne soit envoyer dans un pays, souvent en guerre (souvent aussi du fait de l’impérialisme de notre chère patrie) sous le fallacieux prétexte qu’elle est née là !
Et bien oui nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux à refuser de considérer une personne comme inférieure parce qu’elle n’a pas la couleur de peau ou les papiers requis pour circuler dans ce pays.
Si le capitalisme ne respecte pas de frontières, pourquoi les exploités devraient-ils le faire ?
Le monde n’est à personne. Les travailleurs n’ont pas de patrie.
Plus que jamais proclamons que nous refusons toute séparation entre les peuples et que nous ne voulons qu’une chose : l’égalité réelle dans tous les domaines !
C'est sans conviction que nous nous sommes rendus au rassemblement du 7 octobre 2009 devant le siège du MEDEF. Sans conviction, car après les défilés-fleuves que nous avons eu l'an passé et qui n'ont bien évidemment servi à rien, nous croyons encore moins à ces rassemblements maigrelets et pathétiques. Si nous y sommes allés, c'est parce que là aussi, comme ailleurs, nous ne voulons pas céder le terrain. Et que, malgré tout, la rue reste un des terrains sur lequel les anarchistes ont toute leur place.
A notre arrivée, nous voyons des camions-sono, des banderolles, des drapeaux, ce qui nous laisse penser que, finalement, une manifestation a lieu.
A tous ceux-ci, nous disons à bientôt. Pour construire, avec toutes les personnes qui en ont marre des reculs permanents, des capitulations à la chaîne, et surtout de cette résignation qui tue nos révoltes à petits feux.
> samedi 10 octobre, avec les sans-papiers, à 14h, départ du "Ministère de la régularisation globale de tous les sans-papiers", 14 rue Baudelique - métro Simplon ligne 4 - en direction du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale.
- à 14h30, place de la Bastille, Manifestation nationale pour le droit des femmes.
- à 17h00, place Saint Michel, pour la commémoration du massacre du 17 octobre 1961, là où la police française jeta des algériens à la Seine ...
(cliquez sur l'image pour l'afficher en plus grand)
>>> Merci à notre camarade d'outre Atlantique pour son travail de recherche fort intéressant. Si peu de personnes avaient fait le déplacement, le contenu de son intervention était néanmoins passionnant.
Le titre de cet opuscule est on ne peut plus clair et à sa lecture vous aurez vite compris qu’il est justifié.
La liaison de Poitiers de la Fédération Anarchiste, suite à une augmentation d'effectifs, devient désormais un véritable groupe. Il s'agit du groupe "Pavillon noir".
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS EXPULSES DE LA BOURSE DU TRAVAIL
Pour empêcher cette nouvelle expulsion et pour demander la régularisation de tous les sans-papiers, rendons-nous en masse boulevard du temple vendredi 17 juillet à 13h.
En plus d’être le logement de plusieurs personnes ce lieu accueillait des concerts, des tables de presse, des permanences juridiques pour mal logés...
Un camarade atteint par un tir de flash ball à la tête a été très sérieusement blessé. Trois personnes ont été placées en garde à vue.
La Fédération Anarchiste s'insurge contre ces pratiques policières de plus en plus fréquentes et banales, toujours dirigées contre les classes populaires.
> Une assemblée générale de soutien aura lieu dimanche 12 juillet à 15H, à la station de métro Croix de Chavaux, à Montreuil.
> Une manifestation de soutien aura lieu lundi 13 juillet à 19h, au même endroit.
Tatoué sur les murs de la ville ...
Les Sans-papiers de la Bourse du travail
ILS FONT LA GUERRE AUX SANS-PAPIERS !
Le 24 juin restera comme un jour noir dans l’histoire du mouvement des sans-papiers en France mais surtout dans l’histoire du syndicalisme français.
C’est hier en effet que les travailleurs sans-papiers isolés qui occupaient depuis bientôt 14 mois une partie des locaux de la Bourse du travail, 85 rue Charlot, à Paris, pour mener une action d’ensemble visant à obtenir leur régularisation à partir d’un « lieu ami », ont été expulsés.
Cinq jours après le communiqué de la CGT précisant que la Bourse du travail devait être « libérée », voilà donc la chose faite, et de la manière la plus violente.
Une centaine peut-être de membres du service d’ordre de la CGT, sur le coup de midi, profitant du fait que la
majeure partie d’entre nous étaient partis à notre manifestation hebdomadaire du mercredi, ont subitement envahi la cour, cagoulés ou masqués, matraquant les hommes et gazant tous les présents, femmes et enfants. Des personnes ont dû être hospitalisés et le petit Mohamed, la mascotte de la Bourse occupée, bien connu de tout le monde, et une femme, viennent seulement de sortir, après 24 heures d’hôpital.
et ce sont les femmes, réfugiées entre-temps à l’intérieur, qui sont ressorties pour l’y transporter à la force des bras.
Nous nous sommes barricadés dans la grande salle, et la police est alors intervenue, appelée par des gens du
Dans un premier temps, le commissaire a veillé à empêcher notre affrontement avec le service d’ordre de la CGT.
Celle-ci a appelé la Ville de Paris, propriétaire de l’immeuble, qui a immédiatement (ce qui prouve qu’elle était d’accord) réquisitionné la police. Le commissaire nous a alors imposé l’évacuation des locaux, exigeant même,
d’après les instructions reçues, notre départ immédiat sans récupération de nos affaires (ce qui, par le passé, s’est souvent soldé par la perte d’effets et documents personnels).
Nous nous sommes opposés et, appelés par nous, nos camarades partis en manifestation sont rentrés. Le rapport de forces a été en quelque manière rétabli, une partie ayant pu même rentrer dans la grande salle par l’accès du boulevard du Temple, contrôlé par nous. Le commissaire a alors accepté de nous faire récupérer toutes nos affaires. Cette opération était terminée un peu après 19 heures.
Depuis, nous sommes campés sur le trottoir du boulevard du Temple à plusieurs centaines (une liste de 600
Pour rappel, cela ne date pas d'hier, car voilà ce qui était arrivé à la dernière fête de l'Huma :
Après plus d'une heure de rassemblement devant la fontaine des Innocents, un cortège se forma et commença à avancer. La manifestation dura une dizaine de minutes environs, avec des affrontements à la hauteur des bureaux de l'administration pénitenciaire.
Ensuite, dans un quartier quasi militarisé, les manifestants furent dispersés, et l'on dénombre actuellement six arrestations, sans en savoir davantage (En ce qui concerne les militants de la FA et nos sympathisants, nous avons effectué un départ groupé et solidaire, ramenant tout le monde sain et sauf). A signaler aussi que des manifestants ont été blessés par d'autres manifestants, certains même par des tirs de feux d'artifice. Chacun tirera le bilan politique de cet évènement, selon ses idées, et ses méthodes, et la façon de les appliquer.
Quoi qu'il en soit, ce qui est à souligner, c'est le flicage permanent et son renforcement à outrance devant tout évènement. des centaines de véhicules de police, des corps de répressions de tous styles (on a même eu droit à ces gens de la BAC déguisés en anars ou en rappeurs !). Un hélicoptère était également mobilisé pour l'occasion, ce qui montre bien que l'Etat ne recule devant aucune dépense pour assurer la répression).
Saluons au passage les copains et copines qui se sont joints à nous, et plus particulièrement nos camarades anarchistes de Moscou, qui, pour l'occasion, ont pu découvrir le charme suave et envoutant des gaz lacrymogènes de la police française.
Vous trouverez ci-dessous notre communiqué/tract diffusé avant et pendant la manifestation.
Vous vous moquez d’une ministre menteuse sur un site web, vous risquez une convocation au commissariat.
Vous avez été voisin d’une personne qui s’est fait sauter avec une bombe artisanale, vous vous retrouvez en garde à vue avec la brigade « antiterroriste ».
Vous êtes présent dans nombre de manifs et vous avez été vu un jour sur un pont de chemin de fer, vous risquez six mois de prison préventive pour être présumé membre d’une association à caractère terroriste.
Vous recevez un sms douteux, vous êtes convoqué six mois plus tard par la police.
Vous brandissez une pancarte mettant en cause (avec humour) le président de la République dans un rassemblement, vous vous retrouvez en procès et risquez une amende.
Vous êtes un gazier en lutte contre le recul des acquis sociaux, vous vous faites arrêter avec des dizaines de vos collègues…
557 817 personnes se sont trouvées en garde à vue en France en 2008, soit près de 1% de la population. Les lois sécuritaires se succèdent régulièrement : rétention de sûreté, « prévention de la délinquance », nouvelle loi sur la récidive… Toutes ces lois ne visent que très rarement les escrocs des beaux quartiers.
Samedi 20 juin se tenait à Paris, comme à beaucoup d'autres endroits, un rassemblement de soutien avec le peuple péruvien. Vous trouverez le communiqué de nos relations relations internationales à la fin de ce message. S'il apparait que la lutte des indiens a fait reculer le gouvernement sur certains points, ce combat reste d'actualité. En effet, il faudra la plus grande vigilance à nos camarades péruviens pour aller encore plus loin et pour défendre ce qu'ils ont obtenu.
Il était important pour nous d'être présents à ce rassemblement afin de signifier clairement nos solidarité, mais aussi pour rappeler sur quelles bases politiques nous considérons que cette lutte mérite un soutien réel. Il était important pour eux de savoir qu'ils ne sont pas seuls, et que des soutiens existent, un peu partout.
pour tous les peuples du monde !
Petit compte-rendu de la manifestation du 13 juin :
Et oui grâce à leurs appels à une "journée de mobilisation nationale et interprofessionnelle" (oui "Grève générale" ça fait peur, ça fait anarchiste ...) une fois tous les mois et demi ont réussi à casser un mouvement qui était de grande ampleur (3 millions de personnes dans la rue le 19 mars !).
Et comme me le faisait remarquer une camarade : ils ont prévu la prochaine avant même que celle-ci ne soit passée, ce qui dénote leur indéfectible optimisme sur la victoire de cette journée ...
... ET N'OUBLIEZ PAS : TOUS ENSEMBLE LE 21 JUIN CONTRE LA TERREUR SECURITAIRE ! (voir affiche ci-dessous)
Ces derniers, en effet, ont commis des actes illégaux il y a plus de 35 ans, en Allemagne. Réfugiés en France en 1978, ils sont arrêtés en 2000 mais déclarés non extradables.
S'il y a une Europe, c'est bien celle des capitalistes et de la flicaille. Sachons leur opposer celle de l'anarchisme et de la solidarité.
Rendez-vous mercredi prochain (17 juin, à 18h30), au même endroit.
10h-11h : Projection : « H&M, histoire d’une grève », court-métrage de David Futerman. En présence du réalisateur.
14h-16h : Débat : « La convergence des luttes, de la maternelle à l’université » Débat animé par la revue N’Autre école.
15h-17h : Débat : « La lutte des travailleurs sans papiers »
18h- 20h : Projection : « J’ai très mal au travail ». En présence de Jean-Michel Carré, réalisateur.
Il est temps de retrouver le plaisir de lire. Non pas pour s'isoler dans la méditation ou chercher on ne sait quelle irremplaçable intériorité. Il y a d'autres livres pour cela.
Lire pour renouer avec les textes des fondateurs de la pensée libertaire qui furent tous des révolutionnaires dans l'action et qui ont beaucoup à nous dire sur la situation actuelle.
Lire, donc, pour recommencer à réfléchir sur ce qu'on pourrait bien faire, après avoir lu et écouté ce que ces « grands anciens » ont fait.
Écouter, lire pour agir. C'est le programme que vous propose la Bibliothèque Anarchiste.