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Il n’avait jamais vraiment vu Hoshmand sourire, mais cette fois, il arborait un air amusé, malicieux. Édouard n’avait pas envie de jouer aux charades. Il demanda : « Qu’est-ce qui m’arrive?
— Ne fais pas l’innocent. Je veux que ça arrête.
— Alors il faudra venir avec moi », répondit-il en ouvrant la portière du côté passager.
La présence, mais plus encore, l’attitude de Hoshmand confirmaient ses soupçons. Il avait peut-être réussi à surprendre Aleksi au Den mais manifestement, le jeune homme n’avait pas laissé Édouard avoir le dernier mot. Même si le comment et le pourquoi demeuraient nébuleux, à tout le moins le qui avait trouvé sa réponse…
Maintenant en public, il ne pouvait plus céder à la tentation de l’onanisme; il n’était toutefois pas encore délivré de cette surexcitation qui l’avait emporté sans raison apparente. L’air frais lui permettrait à tout le moins de maintenir une certaine distance face à ses émotions… Enfin, il l’espérait.
Elles s’éloignèrent au même instant : c’était au tour des piétons de traverser la rue. Un homme vint trancher la ligne de mire d’Édouard qui réalisa brusquement comment ses pensées avaient dérapé. Il était passé à deux doigts de se couvrir de ridicule!
Édouard était terrorisé à l’idée que cet état perdure encore longtemps. Ou pire, qu’il s’accentue. Sans savoir comment c’était possible, Édouard se doutait qu’Aleksi était responsable de cette situation fâcheuse. Il avait su comment rayer une soirée complète de sa mémoire en lui dictant à la manière d’un hypnotiseur… Était-ce une nouvelle manifestation de la même technique? Le professeur Lapointe lui avait assuré qu’il ne pouvait être hypnotisé à son insu. Néanmoins, tout indiquait que…
Il sursauta en entendant son nom prononcé par cette voix au timbre si familier. Geneviève descendait un escalier un peu plus loin sur la neuvième avenue. Édouard ne l’avait jamais vue si resplendissante : le moindre geste exsudait la sensualité, les expressions de son visage étaient si charmantes… Il était d’autant plus facile d’imaginer son corps sous ses vêtements qu’il en connaissait parfaitement le moindre détail.
Édouard balbutia une salutation. Il se sentait comme un adolescent maladroit devant la fille la plus populaire de son école. Il demanda : « Qu’est-ce que tu fais dans le coin?
— Je me suis trouvé un travail », fit-elle en pointant l’endroit d’où elle venait de sortir en rougissant comme une tomate. C’était très sexy. L’édifice n’affichait aucun indice quant à sa nature, sinon le numéro correspondant à son adresse : 1587.
« Je suis crevée, je viens de finir un double shift… Les enfants sont chez maman. Je suis en congé demain. Je vais tellement dormir! »
— Je, heu, hum, non, je me sens juste, drôle… »
— Oui, je sais… » Elle rougit encore en repoussant une mèche de cheveux derrière son oreille. Tellement sexy. « Je sais que j’aurais pu aller te voir… Et que c’est toujours toi qui viens chercher les filles. Mais je suis pas mal occupée ces temps-ci…
— Je ne disais pas ça comme un reproche…
— Je me disais que ça te ferait du bien de prendre un verre avant d’aller te coucher… »
Elle regarda sa montre. « D’accord pour un verre… Mais juste un, je ne resterai pas longtemps, ok? »
Édouard se contenta de sourire et de lui montrer le chemin.
« Je ne t’ai jamais autant désirée », susurra-t-il à son oreille. C’était la vérité absolue. Il sentit la réticence de Geneviève fondre. Il l’embrassa à nouveau, mais cette fois, elle retourna son geste avec une fougue qui décupla encore la sienne.
Il leur fallut moins de trois minutes pour se retrouver enlacés et nus sur le carrelage de la cuisine.
Geneviève essuya ses larmes. Elle tenta de lui répondre, mais chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, elle était traversée d’une nouvelle vague de sanglots.
Au prix d’un effort, elle dit finalement : « J’ai joui… » Édouard comprit alors qu’il ne s’agissait pas de larmes de douleur ou de tristesse. « J’ai joui pour vrai… » Elle pleurait de bonheur.
Son érection revint instantanément, mais il se contenta de se blottir contre elle jusqu’à ce que le sommeil les emporte enfin.
Cette opération, entamée la nuit du dimanche, se poursuit ce lundi, a-t-on ajouté de même source, précisant que 411 autres familles ont reçu des décisions de pré-affectation en vue de leur relogement prochainement.
« Des langues se sont déliées à l'annonce de l'inauguration par le wali d'une superette, en marge de la remise des clés du LPA. C'est du bon combustible pour les potins du café… Eh bien oui, le commis d'Etat n'a point de complexe à inaugurer une épicerie, un café, une pharmacie… et tout ce qui peut prêter bon service dans une cité, nouvellement peuplée ».
Le chef de l'Exécutif local a intercalé cette mise au point -anticipant, a priori, d'éventuels commentaires sur les réseaux sociaux- entre la cérémonie de remise des clés des 182 logements LPA, dans le pôle urbain, en devenir, de Belgaïd, et la visite inaugurale d'une superette fraîchement ouverte, dans le site. « Une supérette, dans une cité nouveau-née, n'a pas moins d'impact et d'utilité sociale qu'un hypermarché en ville»
Une cérémonie de remise des clés sera organisée aujourd’hui sous la présidence du wali
Je croyais que le projet est ‘achevé, après MA visite du projet (100 logement LPA) je constate que le projet accuse un énorme retard par rapport aux autres chantiers.
Nous sommes vraiment dans l'impasse avec ce promoteur (SARL NAHLA). Il est regrettable de constater que les autres projets pris en charge par d’autres promoteurs algériens, connaissent un taux d'avancement correct, alors que notre projet est toujours au point mort.
Le mois dernier, La plupart des Souscripteurs des différents programmes LPA belagaid ont protesté pour la livraison de leurs appartements, je pense que nous sommes les seuls qui n’ont pas encore manifesté. donc c'est le moment de réagir si ta besoin de votre appartement.
ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Les Huit Généraux de l’Hiver (suite)
ACTE XI, ENTRE LA VIE ET LA MORT : Les Huit Généraux de l’Hiver (fin)
Khem marque un temps d’arrêt pour vous laisser le temps de digérer ses paroles, et c’est avec un rire crissant et satisfait qu’il conclut : « Alors, que pensez-vous de ma petite proposition ? »
Khem est bien entendu ravi de votre décision. Mais il précise bien que l’accord ne tiendra que si il reste secret, et notamment il ne doit pas être connu d’Insanias et de ses espions.
Bien entendu, il est hors de question de vous aventurer dans la mystérieuse contrée de Féménie sans quelques informations. Khem prend donc le temps de vous donner quelques éléments.
Les autres peuples de la Transborée considèrent la Féménie comme une terre âpre et mystérieuse, aux hivers rudes, dirigée par des Sorcières redoutables et habitée par des guerriers sauvages sans foi ni loi. C’est une région de landes désertiques, composée de plaines gelées 8 mois sur 12 et entourées de montagnes enneigées la plupart du temps, dans lesquelles on pourrait mourir de froid en une nuit. De tels propos sont un peu exagérés mais ne sont pas si éloignés de la vérité.
Khem termine cette longue description en vous signalant que c’est sur ce site que se trouve l’entrée du complexe souterrain ou est conservée la relique. Selon lui, il est illusoire de croire que vous pourrez accéder au site sans l’assentiment des Mères-Sorcières. Il vous faudra donc trouver un prétexte pour vous y rendre, et pour les rencontrer…
En effet, le colosse (Clayton est un peu plus grand et plus musclé que Malach… c’est dire !) vous accueille chaleureusement et vous prend sous son aile, vous soustrayant à la garde du petit chef du Croc qui vous a amené jusqu’ici. Celui-ci n’est d’ailleurs pas fâché de refiler le bébé à quelqu’un d’autre, et la garantie que vous soyez des amis du Vénérable semble lui suffire amplement !
Voilà pour vous une occasion inespérée : il vous faut absolument suivre le clan et vous faire inviter au Mhuild, sous le prétexte rencontrer le Conseil des Sorcières et le nouveau Grand Thane afin de plaider la cause de l’alliance avec les humains, contre les Archontes. Clayton fait la grimace : ça ne va pas être simple. Il vous faut rencontrer Shelva, la Sorcière du clan : c’est elle qu’il faut convaincre.
Cependant, le Thane Othlor Tigre Noir n’est pas ravi de devoir trimballer avec lui un groupe d’étrangers, car cela ne va pas avec son effort pour faire diminuer la réputation des Tigres Noirs d’être un clan « civilisé ». Cela risque de réduire considérablement ses chances d’être élu en tant que Grand Thane. Il fait donc globalement la tronche, mais ne peut pas s’opposer à la décision de Shelva.
Vous profitez du voyage pour en apprendre un peu plus sur les différents clans fémènes et sur les Mères-Sorcières. Il est en effet primordial de savoir où on met les pieds lorsqu’on s’apprête à entamer des négociations d’ordre politique… Ce sont Clayton et Shelva qui vous fournissent ces précieux renseignements.
Il existe une trentaine de clans fémènes au total, mais tous sont affiliés de près ou de loin à l’un des huit clans principaux :
Daïth, le Thane actuel, a normalement succédé à son père à la mort de celui-ci il y a 5 ans. Aux yeux de nombreux fémènes, il a un gros défaut : il n’est pas un berserker ! Bien que son adresse en tant qu’archer soit reconnue, nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’aurait pas dû accéder à ce titre.
Le Thane Vazjil Dent-de-Lion est un fémène typique, fort et rustaud. Il n’est pas stupide, mais s’occupe très peu du monde extérieur. Il s’intéresse essentiellement à la survie de son clan, et à la bonne garde des traditions de son peuple. Clayton pense qu’il se désintéresse complètement de l’élection du Grand Thane.
Le Thane Volas Serre d’Aigle est un homme intelligent et mesuré (selon les standards fémènes), mais excellent au combat. Assez jeune (il a succédé à son père il y a 5 ans), il prend plus en considération le bien de son clan que le sien, et il est très apprécié pour cela. Clayton pense qu’il n’a pas la stature d’un Grand Thane, et il choisira probablement de soutenir Ohtlor Tigre Noir.
La Sorcière en titre Fiora Serre d’Aigle est une jeune druidesse qui passe le plus clair de son temps sous forme d’oiseau, survolant les terres du clan et notamment la fameuse passe qui les relient à la Vallée du Loch Myrr. Même son apparence humaine a des traits de ressemblance étranges avec les oiseaux. D’après Shelva, elle est discrète et sérieuse.
- Olga d’Erech, dirigeante de la branche chamanique. C’est la plus ancienne des trois. Elle est presque aveugle mais n’a rien perdu de sa puissance ni de son esprit.
- Samarah de Tirn, dirigeante de la branche profane. C’est la plus jeune, ayant succédé à Freida il y a à peine 2 ans.
Le site de la Colline du Cheval Rouge contient plusieurs monuments mégalithiques âgés de nombreux siècles, et érigés, selon les légendes fémènes, par un peuple de Géants.
Une imposante élévation de terrain, au nord-ouest du Double Cercle, porte la silhouette d’un animal dessiné sur la pente rocheuse du coteau. Ayant grossièrement l’aspect d’un cheval, la pierre rougit à la lumière du soleil couchant, donnant ainsi son nom au site.
Lorsque vous arrivez sur le site, enneigé à cette période de l’année, une agitation incroyable y règne. Les différents clans sont en train de s’installer un peu partout, mais laissent un espace vide respectable autour du Grand Tertre.
Les Tigres Noirs sont parmi les derniers à arriver, mais le bruit court vite que des étrangers sont arrivés avec eux. Clayton apprend rapidement qu’il y a d’autres « invités », qui sont arrivés avec les Ver de Griffe… mais il ne sait pas qui.
Vous êtes rapidement briefés par Shelva : vous pouvez vous promener sur le site comme vous le souhaitez, mais vous n’êtes pas autorisés à pénétrer dans le Double Cercle de Pierres Dressées sans y être invités par une Sorcière (Shelva n’est pas très chaude pour l’instant) ou par un Thane (et Othlor non plus !). Comme vous avez pu le constater, personne n’est autorisé à franchir la zone laissée libre autour du Grand Tertre.
La Sorcière demande également de ne pas vous approcher d’un autre monument, surnommé « La Chapelle », qui est construit un peu à l’écart : c’est un bâtiment rond primitif fait de pierres plates, avec une ouverture sans porte. L’endroit n’est pas utilisé, mais les Sorcières en interdisent l’accès à quiconque n’est pas de leur ordre.
Shelva vous le confirme le soir venu : une délégation du Desséché a demandé audience au Conseil des Sorcières. Elle-même a transmis votre demande d’audience. Celle-ci n’aura pas lieu avant le surlendemain, car la journée du lendemain est déjà bien occupée pour les Mères-Sorcières.
Et pourtant, c’est à ce moment que le corbeau déploie ses ailes, vient de poser nonchalamment sur son épaule et commence à lui croasser à l’oreille… C’est toujours avec le visage impassible (une ride aurait-elle tressauté ? ) qu’elle l’écoute et finit par dire : « Hum. Bon… Retirez-vous, étrangers, nous vous ferons part de notre réponse dans un moment. Que l’on fasse revenir également les envoyés des Archontes ».
Shelva ne vous est pas d’une grande aide : elle n’avait jamais remarqué ce corbeau jusqu’à aujourd’hui. C’est au bout d’une demi-heure que vous pénétrez à nouveau dans le bâtiment, cette fois accompagnés de Moriana et de ces acolytes.
Un peu mon neveu ! Voilà une occasion inespérée de fouiller le monument à la recherche de la relique et de son gardien ! Une fois l’assentiment général obtenu, il est précisé que, pour éviter toute confrontation prématurée, les deux groupes rentreront dans le tertre avec quelques minutes d’écart. C’est le groupe de Moriana qui est tiré au sort et rentrera en premier. Puis Olga conclut : « Bien. Que l’un de vous, dans chaque groupe, reste ici pour mémoriser le plan des souterrains du Tertre. Vous n’aurez droit à aucune carte pendant l’épreuve. »
Trois portes de pierre sont ouvertes et bloquées de façon à ne pas se refermer.
Curieusement, vous ne rencontrez aucun monstre terrifiant, ni aucun piège. Jarlaxe et Myranda ont tôt fait de constater qu’il existe un bon nombre de murs pivotants et coulissants, permettant de changer la topographie du dédale à volonté. Voyant l’absence de traces du groupe précédent, vous en déduisez qu’ils n’ont pas dû prendre le même chemin que vous. Les Sorcières ont certainement mis à profit l’intervalle de temps entre votre entrée et celle du premier groupe pour faire coulisser certains passages. Malach comprend désormais pourquoi la mémorisation du plan du labyrinthe, la veille, s’est faite séparément pour lui et Bruuna…
- 1) une robe de feuillage, des plantes poussent à ses pieds, elle tient dans une main une serpe, et dans l’autre est posée une boule de métal noir sur laquelle est gravée la lettre « C »
- 2) une robe de tissu fin ornée de sigles magiques, elle semble marcher au sein d’un vortex de vent, elle tient une baguette dans une main, et dans l’autre est posée une boule de métal noir sur laquelle est gravée la lettre « V »
- 3) une robe de cuir, différents animaux à ses pieds (corbeau, écureuil, tortue), elle tient un bâton serpentiforme dans une main et dans l’autre est posée une boule de métal noir sur laquelle est gravée la lettre « H »
- 4) une cape l’enveloppe entièrement, elle marche sur des crânes, elle tient une dague courbe dans une main, et dans l’autre est posée une boule de métal noir sur laquelle est gravé la lettre « F ».
Trois des statues semblent représenter les trois branches de l’ordre des Sorcières (druide, chamane, et profane), mais pourquoi y en a-t-il quatre ?
Vous constatez qu’il n’y a pas de moyen de refermer le passage derrière vous, si ce n’est en remettant les quatre boules de métal et l’épée à leur emplacement d’origine – ce qui revient à laisser quelqu’un derrière vous… Tant pis, ça restera ouvert. Vous entrez dans le passage.
Un escalier irrégulier taillé dans la roche s’enfonce dans les ténèbres. Il fait ici plus froid que dans la pièce précédente, mais l’air est sec. Les sens aiguisés de Jarlaxe en milieu souterrain lui permettent de s’apercevoir que l’escalier semble tourner et spirales descendantes, autour d’une zone circulaire de quelques dizaines de mètres de diamètre, mais sans aucune ouverture permettant d’y accéder.
Après une longue descente, vous arrivez dans un large couloir légèrement incurvé et haut de plafond. Mais celui-ci est emplis de montagnes de gravats (pierres, terre) avec seulement un étroit passage dégagé permettant de progresser dans ce qui semble être un complexe souterrain de plusieurs pièces. Vous commencez à explorer prudemment la zone : toutes les pièces que vous visitez sont pleines de gravats jusqu’au plafond, sauf deux petites pièces vers l’entrée. Vous n’avez pas trop le temps de vous perdre en conjecture, car une faible lumière et des bruits de pas tentant d’être discrets arrivent par l’escalier… Le groupe adverse vous a rattrapé !
C’est à ce moment qu’une voix nouvelle s’élève derrière vous, provenant d’un passage que vous n’aviez pas encore eu le temps d’explorer : « ça suffit, maintenant, cessez ce carnage inutile ! »
Malach ne perd quand même pas de temps et se précipite vers son camarade agonisant. La jeune fille attend patiemment que le druide ait invoqué les puissantes forces de la Nature pour relancer le cœur de votre ami moine et refermer ses blessures mortelles. Un petit sourire appréciateur, mais sans joie, se dessine sur le visage de l’enfant, lorsque la poitrine de Robert se soulève à nouveau dans une inspiration salvatrice. Ce sourire s’efface lorsqu’elle se tourne ensuite vers Bruuna, et lui dit d’un ton peu amène : « Qu’est-ce que tu fiches ici, toi ? Oh, et puis enlève-moi ce déguisement, c’est ridicule ! ». Bruuna, l’air soumis, se transforme alors sous vos yeux et c’est la Mère-Sorcière Circée de Zia qui se tient devant vous ! Elle répond, penaude : « je suis désolée, Grand-Mère Nog ».
Vous tiquez : elle l’a appelée Grand-Mère ?! Bon sang, mais c’est QUI, cette gamine ? Vous constatez avec satisfaction que c’est la même stupéfaction dans l’autre camp… A la fois concernant la présence de Circée et l’existence de cette nouvelle arrivante.
« Grand-Mère » Nog renifle, l’air fâchée : « désolée ? Tu parles… Ne me prend pas pour une cruche, s’il te plait. Je sais très bien que tu meurs d’envie depuis longtemps de savoir ce qu’Olga te cache. Enfin bon, maintenant que tu es là… Suivez-moi, tous. »
- « Vous êtes le Gardien de ce lieu ? ».
- « Non, jeune fille. Mais je vais vous conduire à lui. »
Vous descendez encore. Jarlaxe estime que vous vous trouvez environ à 1 km de profondeur lorsque vous arrivez dans un quatrième complexe. Et vous descendez encore…
Myranda frappe docilement, et Nog ouvre en faisant semblant de vous voir pour la première fois, et s’enquiert de la raison de votre présence… Elle s’amuse, quoi !
« Vous savez, on n’a pas de la visite tous les jours ici ! », s’excuse-t-elle.
De vous tous, c’est bien sûr la Grande Prêtresse Moriana qui est la plus choquée par cette apparition. Elle s’agenouille immédiatement devant elle en bredouillant des prières confuses. Morrigane lui demande aimablement de se relever, puis, se tournant vers vous, elle vous accueille avec un doux sourire et vous souhaite la bienvenue.
Dans un premier temps, elle va s’occuper de Robert et de Nurr. Un pouvoir apaisant et régénérant coule de ses mains vers les deux hommes, qui reprennent du poil de la bête à vue d’œil… Même pour un médecin de la trempe de Malach, c’est stupéfiant : il n’a jamais vu un pouvoir guérisseur de cette puissance.
L’elfe, après cette séance, semble très lasse, comme sans force. Nog se précipite vers elle pour l’aider à s’allonger sur un sofa proche, tout la morigénant sur un ton qui reste très respectueux : « ma Dame, ce n’est pas raisonnable ! Reposez-vous, et arrêtez de puiser dans les maigres forces qu’il vous reste, je vous en prie ! ».
Pourtant, un moment je crus qu’il m’avait oublié. Je n’avais plus de nouvelles depuis des mois, et j’étais si faible que je restai alitée presque en permanence.
Nous quittâmes Shyleth Breen la nuit même. Deux mois plus tard, nous atteignîmes Mont Dolorossus et Ocann réalisait sur moi un rituel nécromantique qui renforça mon cœur défaillant. Je ne compris pas tout de suite comment il s’y était pris (je n’ai appris que bien plus tard qu’il avait pour cela dû sacrifier un autre être vivant, un enfant orque, je crois), mais pour la première fois de ma vie, je n’avais plus cette oppression constante dans la poitrine. J’étais libre de courir, de danser… libre d’aimer…
Je me donnais corps et âme à sa cause.
Mais les orques, sous sa direction, avaient proliféré et s’étaient développés, grâce à la forge, la culture, l’élevage. Les terres de Roche-Brisés n’étaient plus suffisantes, ni assez fertiles, pour nourrir les tribus.
Il fallait que les elfes, les nains et les humains acceptent de nous céder une partie d’Aeyellessee. Les terres des plaines étaient vastes, inoccupées. Il y avait de la place pour tous. Mais les nains nous barrèrent le passage. Des accrochages avaient déjà eu lieu, évidemment. Les orques ne sont pas des enfants de chœur (mais regardez les Fémènes… Encore aujourd’hui, ne font-ils pas la même chose ?).
Au bout de deux ans de guerre, toute l’Aeyellessee était à feu et à sang, et des haines féroces issues des combats et des massacres étaient destinées à se transmettre pendant des générations.
Tout cela n’est que foutaises. En réalité, ce n’est pas la bataille de Funaria qui déclencha le Grand Oubli, c’est l’inverse.
En fait, au moins quatre étoiles tombèrent en Transborée ce jour-là. Il y en eut peut-être plus, qui tombèrent ignorés de tous et n’ont toujours pas été trouvées. A cette époque, nous eûmes connaissance de trois d’entre elles. L’une tomba en Avalonnee, et fut logiquement et immédiatement aux mains des elfes. Les deux que nous avions vues tombèrent très proche l’une de l’autre, dans la Plaine de Funaria. La quatrième ne fut trouvée que bien des siècles plus tard, à l’endroit où se dresse maintenant Sacralia.
Ce que nous y découvrîmes dépassa tout ce que nous avions pu imaginer. Les deux « étoiles » étaient effectivement tombées à quelques centaines de mètres à peine l’une près de l’autre. Mais l’effet qu’elles avaient eu sur leur environnement était très différent.
De l’autre côté, l’étoile avait creusé dans la terre un gouffre de quelques dizaines de mètres de diamètre. Sur ses bords, la végétation avait péri et tout était noirci. Au centre du gouffre, un trait d’intense lumière noire montait vers le ciel…
Ocann prit rapidement sa décision. Il me demanda de me diriger vers la lumière blanche, tandis qu’il se rendrait maître de la lumière noire. Nous nous séparâmes, et, juste avant de pénétrer sous le couvert des arbres, je vis Ocann amorcer sa descente dans le gouffre.
Lorsque j’atteignis le centre de la zone, je dus protéger mes yeux, car la lumière qui émanait de la clairière était aveuglante, perçant même mes paupières. J’avançais à tâtons. La lumière était tellement intense qu’il m’était impossible de discerner quelle en était origine. Un chant céleste emplissait ma tête, et montait en puissance à chaque pas. J’étais dans un état second, incapable de penser par moi-même. Il me fallait juste poser la main sur cette étoile, et tout serait accompli.
Nous avons séjourné 11 jours avec nos 3 enfants dont un bébé de 3 mois. La vue est époustouflante. Il y a le nécessaire pour recevoir une famille, l'appartement est propre, la résidence est agréable et la piscine est un vrai plus. En résumé, très bon séjour.
Merci beaucoup Charlotte, nous espérons vous revoir bientôt. Les clients comme vous nous aident à continuer à partager notre appartement.
Je suis content d'avoir trouvé un forum où je pourrai trouver des informations sur eux.
Je profite de ce sujet pour vous souhaitez une très bonne année !