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Bercé depuis une quinzaine d’années dans une tradition taoïste chinoise, j’ai découvert le Nidra Yoga avec le sentiment de pénétrer dans un monde complètement nouveau.
J’ai abordé les exercices avec une entière candeur, sans chercher à comprendre les expériences vécues autrement que comme des découvertes. Je me suis offert le bonheur d’aborder cette tradition sans rien en attendre d’autre que de me découvrir moi-même un peu plus.
A l’heure où il m’est proposé de rédiger un mémoire, je reconsidère mon vécu des pratiques, en tentant d’en distinguer une partie du sens. A mes yeux, ce sont ce vécu, ces expériences, qui constituent la valeur d’une tradition. Dès qu’elle s’en éloigne, la spéculation abstraite me semble trop porteuse du danger d’égarement pour avoir une quelconque valeur pratique.
Je prendrai pour fil directeur de cette recherche les différentes sensations que j’ai pu rencontrer dans la pratique : sensations corporelles, zones du corps, couleurs, sons, modifications de la notion de temps.
Pour chaque aspect, je tenterai d’exposer la vision Taoïste, et de la comparer à la tradition d’origine du Nidra Yoga. Ces comparaisons, en plus d’offrir au pratiquant de larges espaces d’interprétation, permettront de mieux comprendre, à travers un biais très expérimental, le contenu et les particularités de ces traditions.
Il est impossible de dater précisément l’émergence du Qigong, qui semble être issu des pratiques rituelles shamaniques (on trouve encore aujourd’hui de nombreuses pratiques d’imitation des animaux, par exemple). Selon la tradition, le personnage mythique de Fuxi, premier père de la pensée taoïste, aurait vécu au paléolithique.
Les connaissances traditionnelles évoquent aussi les premières pratiques d’imitation des animaux comme un moyen pour les premiers humains de s’approprier les savoirs et énergies des grands prédateurs, afin de survivre dans leur environnement.
D’après les enseignements oraux, le Nidra Yoga, remonterait à la préhistoire : dans un état où les premiers humains étaient constamment menacés par leur environnement, le développement de la vigilance, de la concentration et de la présence aurait été un élément crucial pour la survie.
On voit d’ores et déjà se dessiner une similitude entre les deux traditions :
Leur origine aussi ancienne que l’humanité, mais aussi leur transmission orale, à travers des lignées de pratiquants.
Il faut nuancer cette abondance d’écrits de référence à propos du Qigong : l’enseignement en a toujours été initiatique, au sein de familles ou de lignées d’enseignement. Sans un enseignement oral, il est impossible d’appliquer les savoirs consignés dans les classiques, et tout comme dans la culture indienne, l’enseignement n’était pas, loin s’en faut, ouvert à tous.
Cependant, les pratiques de Qigong ont très tôt été diffusées parmi les alchimistes, les médecins, les guerriers, les calligraphes, etc. Dans la Chine ancienne, la quête spirituelle a rarement été séparée de la vie sociale, alors qu’il semble que pour le Nidra Yoga, les pratiques étaient surtout transmises à des ascètes qui consacraient leur vie à cette quête.
2. Faut-il tenter d’interpréter les sensations ?
Tout d’abord peut se poser cette question : les sensations doivent-elles être interprétées ?
L’interprétation est l’action d’attribuer un sens, une signification, ou de rendre intelligible un contenu, quel qu’il soit.
Interpréter présuppose déjà que ce contenu ait un sens, qu’il appartient au pratiquant (éventuellement avec l’aide de son enseignant), de mettre au jour.
Que ce soit dans la tradition indienne ou chinoise, il n’y a pas d’ambiguïté sur le fait que les contenus expérimentés dans la pratique ont un sens. Ceci ne serait pas forcément le cas dans toutes les cultures, mais dans ces deux creusets culturels, une sensation est la manifestation d’une énergie. Celle-ci existe bel et bien, en tant que telle, et quelle que soit la façon dont le mental va ensuite la traiter.
Dans la tradition chinoise, interpréter les ressentis a un rôle bien défini : cela permet d’identifier les processus à l’œuvre lors de la pratique, de définir la phase dans laquelle se situe le praticien, éventuellement déceler des problèmes (physiques, psychologiques ou autres) auxquels il serait possible de remédier, par exemple en modifiant légèrement les consignes de pratique.
Evidemment, il ne s’agit pas de donner aux sensations une connotation positive ou négative : ce sont de simples repères, ils doivent être pris comme tels. Le danger, surtout avec l’imprégnation occidentale, pourrait être d’utiliser ces informations pour glorifier ou dévaloriser sa personne ou les autres. En tant qu’enseignant en Qigong, par exemple, il n’est pas inutile de rappeler régulièrement que les sensations sont des jalons sur un chemin exclusivement individuel : nul ne peut juger ou comparer deux personnes, ça n’a aucun sens puisque l’idée est juste de plonger en soi-même.
Ce serait comme, lors d’un apéritif, tenter de comparer lequel des invités apprécie le plus la tiédeur du soir (ou le goût du jus d’ananas). C’est individuel, la comparaison n’a pas de sens dans ce domaine.
Le simple fait de penser que les ressentis seront à interpréter risque de pousser le pratiquant à les « rechercher », tenter plus ou moins consciemment de les « saisir ». Si ce mécanisme se met en œuvre, la pratique risque bien, plutôt que d’alléger les charges mémorielles, d’en créer de nouvelles tout aussi vivaces.
Il me semble que c’est pour cette raison que dans la pratique, l’accent est rarement mis sur l’évocation et l’interprétation des sensations. Non parce qu’elles n’ont pas de sens, mais parce que leur sens est dans le processus qu’elles manifestent. Elles ne doivent en aucun cas être « saisies ».
Pour donner une comparaison scabreuse (mais autorisée au praticien en médecine chinoise que je suis), il y a là une similitude avec l’observation des selles : elles donnent de précieuses informations sur l’état de santé, sur ce qui est éliminé et comment. Leur observation est donc précieuse pour assurer un diagnostic exact, et donc les meilleures chances d’amélioration. Cependant les selles n’ont pas vocation à être précieusement conservées.
Un autre écueil consiste à chercher à interpréter les sensations dès qu’elles se présentent. Si on fait ça, le mental ajoute un grand poids à tout le processus, et généralement, les sensations s’arrêtent (ou parfois sont modifiées). Le doute et la confusion s’installe, la pratique en est gravement impactée. Il faut donc s’habituer à ressentir sans juger, sans interpréter, afin de ne pas influencer ou interrompre le processus en cours.
Durant la pratique, le mental devrait donc se placer en pur observateur pour éviter cet écueil. Il n’est là que pour observer, témoigner. L’éventuelle interprétation ne doit être faite qu’à posteriori.
Sinon, le risque est de ne finalement ressentir que notre propre cadre d’interprétation.
3. Existe-t-il une grille d’interprétation des sensations ?
Quand on pense à interpréter les sensations émanant durant la pratique, se pose immédiatement la question du sens. Quel sens donner, par exemple, à des fourmillements dans un pied, ou bien à l’apparition d’une couleur rouge ?
Nous verrons qu’il existe des différences notables entre les traditions indienne et chinoise sur ce point.
Mais l’essentiel, selon moi, ne se situe pas là. Il y a un point absolument fondamental qui est très similaire : l’accueil de la multiplicité même, dans ces deux traditions. Cette particularité a de quoi effarer l’esprit occidental le plus décomplexé.
Dans la tradition chinoise, cette multiplicité de points de vue est illustrée par les trois principales sagesses, à savoir le Taoïsme, le Confucianisme et le Bouddhisme.
En tant qu’occidental, habitué aux Religions du Livre, monothéismes dont le rôle social est justement de regrouper des personnes, on conçoit mal comment on pourrait être juif, chrétien et musulman tout à la fois. Ce serait à l’encontre de l’esprit même de religions qui, en « reconnaissant les siens », excluent quasi-immanquablement les autres.
Dans la pensée chinoise antique, il semble que le rôle de la religion soit tout autre. Mode d’emploi plus qu’acte de foi, cette pensée est prête à respecter et intégrer tout ce qui a du sens, tout ce qui est utile.
J’ai été frappé de l’incompréhension de mon enseignant quand je lui ai demandé s’il était taoïste, bouddhiste ou confucianiste. Il ne parvenait tout d’abord pas à comprendre la question, pour finalement me répondre que ces trois courants n’avaient pas la même utilité.
Un esprit suffisamment éveillé doit être capable d’intégrer les trésors de sagesse inhérents à chaque religion, bien au-delà des trois sagesses de la Chine : Christianisme, Indouisme, Islam, etc… portent tous des savoirs qui peuvent nous éveiller, et nous rapprocher de la vérité d’être, et donc d’une meilleure efficacité dans notre quête de vérité.
Selon l’analyse de mon enseignant en la matière, le professeur Bai Yunqiao, toutes les religions sont établies sur trois fondements : La Vérité, la Bonté et la Beauté.
Comprendre cette base est une aide pour intégrer les spécificités de chaque religion.
J’ai eu la surprise par exemple, au Temple des Nuages Blancs à Pékin, haut lieu du Taoïsme en Chine, de recevoir d’un moine taoïste qui m’avait « pris sous son aile » une pratique méditative bouddhiste. Quand je l’ai interrogé sur l’origine de cette pratique, il m’a simplement répondu « les Bouddhistes sont très forts dans ce domaine ! ».
Contradiction ? Non, complémentarité ! En médecine, par exemple, on va utiliser les Cinq Eléments si on recherche un déséquilibre organique (chaque organe étant associé à un élément) tandis qu’on utilisera la théorie du Yin Yang pour comprendre un déséquilibre plus global. Ce qui est vrai est ce qui est efficace dans un contexte donné.
La coexistence de ces systèmes, loin de démontrer que l’un est vrai tandis que les autres sont faux, démontre au contraire l’incroyable richesse et complexité du réel, et partant, la multiplicité des outils permettant de l’appréhender.
Cette réflexion préliminaire doit permettre d’accueillir les différences d’interprétations qui vont suivre non comme des incohérences, mais au contraire comme la façon dont la richesse des sensations peut être reconnue de façon multiple. Il n’y aura jamais une seule façon de comprendre une sensation. Une interprétation juste sera simplement celle qui permettra au pratiquant de faire un pas de plus dans son chemin vers lui-même. Elle ne sera jamais la réponse unique ou absolue.
La tête, en relation avec le firmament.
L’estomac, la région entre le Ciel et la Terre.
Pour compléter cette vision, il faut savoir que nombre de points d’acupuncture portent un nom symbolique représentant la partie du corps. Par exemple :
Il serait extrêmement fastidieux de détailler cette vision du corps chez les Taoïstes, du fait qu’il y a environ 400 points répertoriés et couramment utilisés.
On peut voir sur cette cartographie (ci-dessous) la représentation des différentes phases de la lune dans le corps.
Dans le trajet complet, la partie musculo-squelettique s’effectue en cinq phases :
- Puis on refait le même trajet du côté gauche.
- On part ensuite de la tête, et on descend jusqu’aux pieds par l’arrière du corps.
- On repart ensuite de la tête, et on descend ensuite jusqu’à l’anus par l’avant du corps.
- On finit en réunifiant tout le corps, de façon à en sentir la globalité.
Dans une vision plus contemporaine, cet ordre serait en lien avec l’activation de zones du cerveau adjacentes. Les Yogis auraient perçu que cet ordre est le plus à même d’activer l’ensemble du cerveau de de le placer en état de conscience élargie (Thurya).
Observé du point de vue de l’énergétique chinoise, cet ordre a aussi une grande logique :
- Allumer le premier feu de la Vésicule Biliaire.
- Embraser le feu plus vaste de la Vessie, touchant l’ensemble des organes.
Si cette pratique avait été proposée en Qigong, c’est ainsi qu’elle aurait été expliquée.
Il subsiste cependant une particularité difficile à expliquer en termes d’énergétique chinoise, car elle est, me semble-t-il, en lien avec la différence culturelle entre l’Inde et la Chine :
Le fait de commencer par le côté droit correspond, dans la culture Indienne, au côté de l’Esprit, de Civa, du masculin, du « verbe créateur » dirait la tradition judéo-chrétienne.
Note : Le signe de la croix originel, pratiqué encore aujourd’hui par les orthodoxes, se fait de haut en bas puis de droite à gauche.
Or, dans la tradition chinoise, c’est le côté gauche qui joue ce rôle, du fait que l’on oriente généralement le corps face au sud. Dans cette position, le soleil, l’énergie chaude et montante, se lève à gauche. Ainsi, rares sont les pratiques de Qigong qui commencent par le côté droit, sauf si on souhaite commencer par faire descendre les énergies Yin avant de faire monter les énergies Yang.
Ceci peut avoir sa logique dans certains principes de traitement, mais dans les pratiques corporelles en Chine, c’est une exception plus que la norme.
Cet ordre favorise donc une « plongée » de la conscience, dans tous les sens du terme, des sphères les plus superficielles aux plus profondes, et des états les plus superficiels aux plus profonds.
Dans mon expérience personnelle, cette notion de surface et de profondeur est un ressenti très présent. J’ai souvent l’impression que l’état de veille est comme la surface d’une eau, sur laquelle on glisse et flotte d’autant mieux qu’on a une certaine vitesse.
Cette notion de vitesse correspond sans doute à l’état d’activité mentale, une sorte d’agitation de fond dans le fonctionnement du système nerveux. Elle permet de flotter, ricocher à la surface des choses sans s’enfoncer dedans.
Cette surface nous coupe (et nous protège) de tous les contenus hors du champ de conscience de l’état de veille.
Durant la récitation du corps, il m’arrive souvent de m’enfoncer à travers cette surface, sortant alors des limites de temps et d’espace structurées par l’état de veille. Je vis ces autres états de conscience comme plus profonds, plus enfoncés, plus immobiles, alors que la veille est plus superficielle et rapide.
Le résultat est le même : je me retrouve sous l’eau, je ne suis plus sur une surface mais dans un espace aux dimensions multiples.
Ce qui me passionne dans la pratique du Nidra, ce n’est pas tant le contenu de cette profondeur infinie, que nous évoquerons plus en détails plus bas. C’est surtout la consistance et la nature de cette surface, de cette frontière : en l’explorant, en découvrant ses dynamiques et son fonctionnement, j’ai l’impression d’unifier différentes dimensions de moi-même, de réconcilier différents aspects de mon être.
Durant la pratique du Nidra, nombreuses sont les sensations qui peuvent apparaître. Cette partie aborde les sensations corporelles, qui sont, chez la majorité des pratiquants, les plus présentes quant à la sensation de l’énergie.
Que ce soit dans le Qigong ou dans le Nidra Yoga, les sensations sont considérées comme l’expression de l’énergie.
Dans ces deux traditions, l’énergie est assimilée à une dynamique, à un mouvement, qui peut avoir un grand nombre de propriétés. Les sensations nous renseignent sur les particularités du mouvement énergétique à l’œuvre chez le pratiquant.
Nous pouvons commencer par comparer brièvement la façon dont ces dynamiques sont classifiées dans ces deux traditions.
Elle a en outre cinq grandes fonctions :
En fonction de la zone du corps, des fonctions exercées, des organes impliqués, etc., beaucoup de termes différents peuvent être utilisés pour préciser de quel type d’énergie on parle. Le détail des propriétés de chacune de ces énergies dépasse le cadre de ce mémoire, nous nous contentons ici d’en évoquer les principales :
En dehors du corps, mais en interaction constante avec ce dernier, on ne peut omettre
Dans le Nidra Yoga, l’énergie est classifiée de manière un peu différente.
Tout ceci constitue donc 10 x 3 x 7 = 210 types d’énergies, qui pourront être reconnues par un pratiquant expérimenté.
Ayant brièvement présenté les dynamiques énergétiques dans les deux cultures, nous pouvons maintenant nous intéresser aux sensations qui émergent quand l’attention est placée sur une zone du corps, par exemple durant la pratique de la « récitation des organes ».
Dans la pensée du Nidra Yoga, ces sensations correspondent à des mémoires corporelles ou cellulaires. Le fait de mobiliser la conscience permet de les faire émerger. Quand ces mémoires émergent, elles libèrent, déconditionnent l’être, et l’amènent un peu plus près de sa véritable nature. Dans cette dynamique, l’idéal est de ne plus se souvenir des sensations, signe que le déconditionnement a été mené jusqu’au bout.
J’ai parfois vécu ces processus lors de séances de Nidra, où je termine la séance en sachant intimement que je me suis libéré d’un conditionnement fondamental dans ma vie, que j’ai vécu des moments d’une intensité rare, et je n’en garde aucun souvenir.
Il n’y a donc souvent pas lieu d’interpréter de façon formelle le contenu de chaque sensation, tout simplement parce que celles-ci appartiennent toutes au monde des conditionnements dont le Yogi cherche à se libérer.
L’énergie, quand elle afflue dans une zone, va avoir des effets en lien avec ses fonctions, et notamment les trois fonctions fondamentales : la mise en circulation, le réchauffement, la transformation.