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Motion de censure sur les transports
Helsingin Sanomat rapporte que les représentants de l’opposition ont critiqué ardemment la ministre des transports Anne Berner mardi lors du débat au Parlement sur la motion de censure sur les économies dans les transports, surtout les transports ferroviaires.
Le vote sur la confiance du gouvernement aura lieu aujourd’hui mercredi.
Il rapporte qu’il s’agit d’une victoire du Parti des Vrais Finlandais. En effet, ce parti, qui n’avait rien obtenu lors de l’accord entre le centre et le Kokoomus sur la réforme des services sociaux et de santé a obtenu en compensation que le gouvernement retire son projet qui avait suscité un fort émoi parmi les retraités.
Il regrette que l’on ne soit pas conscient des efforts à faire et aussi que le gouvernement ne prépare que des mesures qui ne commenceront à avoir des effets qu’à partir de 2017.
Selon STT, la Commission européenne estime que le budget finlandais devrait l’année prochaine se conformer aux règles budgétaires du pacte de solidarité et de croissance.
Part des femmes dans les postes de direction des entreprises
La Chambre du commerce a publié ses chiffres sur le statut des femmes dans les conseils d’administration de grandes entreprises cotées en bourse. Alors qu’il y a quelques années, la Finlande était à la tête des pays de l’UE en la matière, la France et la Suède l’ont aujourd’hui dépassée.
La part de femmes dans les conseils d’administration s’élève à 30 %, par rapport à 33,8 % en France et 31,5 % en Suède.
Toutes entreprises confondues, la part des femmes dans les organes de direction s’élève à 24 %. Dans les petites entreprises, elle est de 19 %.
Mme Linnainmaa, se félicite du fait que la part des femmes soit considérable sans système de quotas. Kauppalehti note que les quotas ont été instaurés en France et en Allemagne. En Finlande, le gouvernement a défini l’objectif d’augmenter la part des femmes à 40 % pour 2020. Si cet objectif n’était pas atteint, le gouvernement prévoit de prendre des mesures législatives en la matière.
En même temps, il y a des entreprises qui n’ont aucune femme dans leurs organes de direction.
Keskisuomalainen rapporte que un tiers des Finlandais a déjà acheté un service ou payé un travail au noir. Il s’agit le plus souvent de petits travaux ou de petites réparations.
La Directrice de l’Institut des relations internationales UPI, Mme Teija Tiilikainen estime que les déclarations du Président français sur une mise en œuvre de la clause de solidarité européenne sont très importantes.
Le président du groupe parlementaire du centre, l’ancien Premier ministre Matti Vanhanen déclare : « Nous aideront la France par tous les moyens. […] De nombreux Finlandais auraient pu se trouver au Bataclan. Nous ne sommes pas des spectateurs. Je ne serai pas surpris que la France demande la mise en œuvre de la clause de solidarité contre Daech. »
Il a parlé d’un « tournant pour la politique de sécurité et de défense commune ».
Pour ce qui est de la Finlande, proposer son aide n’est pas automatique car la législation actuelle ne le permet pas.
M. Niinistö a déclaré que le projet de loi en préparation pour permettre à la Finlande de se conformer à cet article du traité de Lisbonne allait être accéléré.
« J’ai dit que la Finlande était solidaire et que la Finlande aiderait la France conformément au traité de Lisbonne », a-t-il dit.
Il a déclaré que le projet de loi serait transmis au Parlement dès début 2016.
Déclarations du Président de la Commission de la défense
Le président de la Commission de la Défense Ilkka Kanerva (Kokoomus) a déclaré que la Finlande ne peut pas selon la législation actuelle envoyer des soldats pour une opération extérieure autrement que dans le cadre d’opérations de la paix ou de gestion de crise.
Le comité ministériel de politique européenne s’est réuni sur le sujet. Il a été décidé d’aider la France par tous les moyens et que la Finlande agirait dans cette affaire comme elle espérait que l’on agirait si c’est elle qui était touchée.
Je l’ai dit dans ma lettre de condoléances au président français que la Finlande soutiendrait la France par tous les moyens légaux.
En revanche, la Finlande ne peut pas accorder d’aide militaire en ce moment parce que la législation ne le permet pas.
Selon lui, le seul moyen d’empêcher que les soutiens à Daech s’introduisent en Europe est de renforcer le contrôle des frontières extérieures.
M. Soini donne un fort soutien aux frappes de la France en Syrie. « Il est clair que ce que Daech a fait à Paris donne le soutien de toute la communauté internationale et des partisans de la démocratie à une riposte militaire ».
Aamulehti rapporte que la police de sécurité SUPO suit actuellement environ 300 personnes qui sont soupçonnées d’être en contact avec le terrorisme. La plupart d’entre elles ont des contacts avec le terrorisme islamiste radical.
Des expulsions ont eu lieu ces dernières années.
Un autre courrier est signé d’un Syrien qui souligne que les réfugiés de Syrie condamnent les actes de terrorisme.
Kauppalehti estime que toute dissension à l’intérieur de l’UE serait, dans la situation actuelle, une victoire du terrorisme. L’éditorialiste considère qu’il faut écouter l’ancien premier ministre Lipponen qui en appelle la Finlande à éviter de se retrouver dans une zone grise sur la question des migrants et qui devrait, selon lui, au contraire s’appuyer sur l’axe fort de l’UE, le couple franco-allemand.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet se demande s’il convient de mener une guerre contre le terrorisme ou bien d’intervenir sur le terreau fertile du terrorisme.
Il est clair que, parmi les nombreux réfugiés, il y a toutes sortes de personnes. Chaque pays dispose du droit et de la responsabilité de savoir qui sont les arrivants. Le droit de demander l’asile ne pourra toutefois pas être remis en question.
Si une grande partie des demandeurs n’obtiendra pas d’asile, il s’agira aussi d’évoquer la question de savoir ce qui se passe à ces gens-là.
L’éditorialiste estime que ce qui est sûr, c’est que plus il y aura de personnes qui vivent dans la pauvreté sans perspectives d’une meilleure vie, plus sera grand le risque pour des recrutements terroristes.
L’éditorialiste rappelle que l’intégration est décisive pour l’adaptation des personnes. Les immigrés de deuxième et de troisième génération réagissent au racisme, aux opportunités moins bonnes et à la marginalisation. Il faut tout faire pour que l’intégration commence toute de suite, dès avant une décision concernant l’asile.
Le tribunal de grande instance de Pirkanmaa (Tampere) a détenu un homme soupçonné d’avoir commis un crime de guerre en Irak durant l’été 2014.
Le directeur de l’enquête, M. Räty, relève qu’il s’agit d’un acte isolé et qu’il n’y a pas d’autres suspects dans l’affaire. Il s’agit d’un ressortissant étranger, né en 1986.
La police judiciaire continue l’enquête en étroite coopération avec la Sûreté nationale et des autorités étrangères.
HS note que l’affaire n’est pas liée aux attaques terroristes de Paris.
Le gouvernement a décidé d’annuler la diminution de l’allocation de logement pour les retraités
Le gouvernement a également décidé de diminuer moins que prévu les remboursements des médicaments.
Mme Mäntylä se félicité de la décision du gouvernement, prise en faveur « de la justice et de l’humanité ».
Les organisations des retraités se sont félicitées de la décision, de même que l’opposition qui avait déposé, il y a un mois, une motion de censure à ce sujet. Le président du groupe parlementaire du PSD, Antti Lindtman, estime que la décision a été annulée grâce à l’opposition.
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que le gouvernement a été rappelé, encore une fois, au fait qu’il fallait bien évaluer les effets des économies projetées.
L’éditorialiste se demande toutefois comment le gouvernement compte compenser le trou dans son budget qui prenait en compte ces économies sur lesquelles il vient donc de revenir.
Le gouvernement veut créer une nouvelle législation sur le renseignement
Les groupes de travail chargés des projets de loi doivent présenter leur rapport d’ici fin 2016.
Selon HS, les attentats de Paris font accélérer la création d’une nouvelle législation sur le renseignement, notamment en ligne.
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière des résultats d’un baromètre familial récent, les familles souhaitent avoir moins d’enfants qu’avant. Les familles à un enfant ou sans enfants sont devenues de plus en plus nombreuses et la fécondité a baissé.
En 2007, avant le début de la crise financière, selon le baromètre familial, le nombre idéal d’enfants était en moyenne de 2,5 contre seulement 1,65 cette année.
Selon le nouveau baromètre, seulement 30 % des personnes interrogées souhaitent avoir au moins trois enfants, contre 40 % il y a quinze ans.
« Les contrôles aux frontières ne vont pas arrêter les terroristes » TS
Dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré sur Twitter : ”Nos pensées vont à la France”.
Le gouvernement s’est réuni samedi avec le Président de la République pour un point de situation. Il a condamné fermement les attaques terroristes en France. La police finlandaise a annoncé avoir relevé son niveau de sécurité, tout en affirmant que le niveau de la menace demeurait faible en Finlande.
Le Président Niinistö a déclaré qu’il espérait que ces attaques suscitent la création d’un large front uni contre le terrorisme. Il estime que l’initiative pourrait en revenir au Président Hollande. « J’espère que cela pourra susciter l’idée d’un ennemi commun au niveau mondial », a-t-il dit.
Le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini a déclaré qu’il s’agissait de « la fin d’une époque en Europe.”
La police a publié un communiqué soulignant que ”les attaques de Paris et la situation en Finlande en matière de demandeurs d’asile avaient engendré des inquiétudes parmi des Finlandais, ce qui était compréhensible. La police en appelait toutefois tous les citoyens à se retenir de propager inutilement la peur, par exemple dans les médias sociaux.”
Le professeur Tuomo Melasuo, du même institut estime qu’il est peu probable que les accords de Schengen soient remis en cause mais que, si c’était le cas, cela signifierait une division de l’Europe et un recul de l’intégration.
M. Clerc se demande quel sera l’effet des attentats sur les prochaines élections : est-ce que l’audience du Front national va augmenter.
Il faudra mettre un terme à la guerre en Syrie, ce qui signifie aussi qu’à court terme la guerre va s’intensifier.
Sami Sillanpää estime que le défi pour l’Europe est désormais de gérer la peur. Daech est dangereux mais cela n’est toutefois pas une menace pour notre existence. On ne peut pas négocier avec Daech. Ses objectifs sont inacceptables. C’est pourquoi il faut le combattre et défendre nos valeurs européennes de démocratie, d’ouverture et avoir le courage de maintenir les libertés individuelles. Si nous cédons sur cela, nous nous espérons conformés aux souhaits de Daech.
« Il faut accélérer le processus de paix » TS
Dans son éditorial, Turun Sanomat souligne qu’il faut réagir au niveau international aux attentats terroristes de Paris. Le meilleur moyen est d’accélérer les processus de paix en Syrie en en Libye. La seule véritable possibilité afin d’apaiser la situation en Syrie et au Proche-Orient est de créer des conditions qui n’engendrent pas le terrorisme.
La direction politique et les hauts fonctionnaires de la Finlande ont réagi rapidement samedi. Le Président Sauli Niinistö et les autres dirigeants politiques ont condamné fermement les actes terroristes. Le ministre de l’intérieur Petteri Orpo rappelle qu’il ne faut pas faire de lien entre le terrorisme et la crise migratoire. La plupart des demandeurs d’asile fuient notamment la violence de Daesh.
Il faut identifier les responsables des attentats terroristes et intensifier la prévention de nouveaux actes terroristes. Les autorités finlandaises ont besoin de moyens suffisants pour surveiller la menace internationale également en ligne, conclut Turun Sanomat.
« Il ne faut pas que la peur l’emporte » HBL
Seppo Ylönen écrit que, la différence par rapport aux attentats de janvier est qu’il ne s’agit plus de cibles politiques mais que tout le monde peut désormais être visé par les terroristes.
Dans de nombreuses autres villes aussi des bougies ont été apportées devant des églises en mémoire des victimes.
Yle rapporte qu’un rassemblement d’une cinquantaine de personnes a eu lieu samedi, durant lequel des étudiants français, ont entonné une Marseillaise.
Dimanche, une marche d’environ 300 personnes a été organisée de la place du sénat à l’ambassade de France. L’ambassadeur de France a reçu les représentants de diverses confessions.
M. Portaankorva, inspecteur en chef de la Supo, relève qu’aujourd’hui, les autorités sont plus rôdées pour reconnaitre les personnes à risque, ce qui est un facteur derrière l’augmentation du nombre de personnes soupçonnées.
Il relève toutefois qu’outre l’augmentation en nombre, c’est la nature des liens qui a changé : des personnes résidant en Finlande ont plus de liens directs avec des groupements terroristes internationaux qu’avant.
Concernant les demandeurs d’asile arrivant en Finlande, M. Portaankorva constate qu’avec une augmentation des volumes, la probabilité de soupçons de liens terroristes augmente aussi, mais que, parmi les migrants, le nombre de personnes à risque n’est pas important.
Le ministère de la Justice est en train de préparer un projet de loi sur la criminalisation des déplacements pour commettre un crime terrorisme, ainsi que de l’assistance et du financement d’un tel déplacement.
M. Portaankorva rappelle l’importance de ne pas se concentrer sur les moyens de la police dans la lutte contre le terrorisme. Empêcher la radicalisation est une question relevant de la société de façon plus vaste, selon lui.
Helsingin Sanomat relève qu’en septembre, les Irakiens constituaient de loin le plus grand groupe parmi les demandeurs d’asile arrivant en Finlande. Actuellement, le nombre d’Afghans est plus important que celui des Irakiens.
150 demandeurs d’asile seront hébergés dans des containers à Eurajoki. Les containers ont à l’origine servi à loger des ouvriers du chantier de construction du réacteur nucléaire OL-3.
L’Office national de l’immigration est en train d’étudier les possibilités d’hébergement de secours, dont les tentes.
Les containers sont prévus pour être utilisés près des centres d’accueil existants afin que les locaux en commun déjà prévus puissent être utilisés.
Migri envisage de renforcer les tests d’âge des demandeurs d’asile mineurs arrivant seuls. 2200 mineurs attendent actuellement une décision concernant leur demande d’asile.
Le gouvernement envisage de resserrer considérablement les possibilités de regroupement familial, conformément aux orientations du programme gouvernemental. M. Vuorio, chef du service de l’immigration du ministère de l’Intérieur, estime que, jusqu’à présent, le regroupement a été « trop facile ». La Finlande a appliqué partiellement la directive européenne en la matière, qui permet d’imposer des critères plus stricts à ceux qui ne sont pas concernés par le statut de réfugié.
Le projet de loi pourrait être remis au Parlement avant l’été prochain. Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, estime qu’il ne faut pas que les critères en Finlande soient plus lâches que dans les autres pays de l’UE.
Les nouveaux critères concerneraient le niveau de revenus, la participation active aux mesures d’intégration, l’apprentissage de la langue, le fait de résider en Finlande depuis deux ans, la disposition d’un logement, entre autres.
Au troisième trimestre, l’économie finlandaise était la dernière des pays de la zone euro avec un recul de 0,6% du PIB.
Négociations avec les partenaires sociaux
Helsingin Sanomat rapporte que l’accord entre les partenaires sociaux sur un gel des salaires risque de ne pas aboutir si le gouvernement maintient ses projets de lois pour revenir sur les conventions collectives.
Aamulehti rapporte que le gouvernement aurait décidé de revenir sur son intention de fixer un jour de carence pour le congé maladie.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat considère que les projets de loi du gouvernement sur le travail risquent de créer des tensions sociales.
L’initiative du député européen Paavo Väyrynen sur l’organisation d’un référendum sur la participation de la Finlande à l’euro a reçu les 50 000 signatures nécessaires et sera donc étudiée par le parlement.
La société de jeu Supercell qui a été cédée l’année dernière, a versé au titre de l’impôt sur les sociétés 62 millions d’euros, soit presque autant que les deux grandes banques Nordea et OP, et environ un cinquième de l’ensemble des recettes de cet impôt.
HS rapporte que la semaine dernière, en raison d’un problème à la centrale nucléaire de Loviisa, la Finlande s’est retrouvée proche du manque d’électricité.
Environ 300 demandeurs d’asiles sont arrivés en Finlande ces derniers jours, la plupart via la Suède. Il y a aussi en Suède des gens qui n’ont pas encore demandé l’asile en Suède et qui peuvent se diriger vers la Finlande.
Le ministre finlandais souhaite que les pays membres de l’Union européenne se reprennent à la suite de la décision suédoise. « Je souhaite que l’Europe se réveille pour qu’on puisse sauver le système Schengen. »
Selon M. Orpo, les autorités finlandaises sont également disposées à entamer rapidement les contrôles frontaliers. Cela n’est toutefois pas nécessaire pour le moment.
Il n’est pas encore clair sur ce que vont faire ceux qui souhaitent venir demander l’asile en Finlande. Quelques-uns peuvent essayer de prendre le bateau directement depuis l’Allemagne ou en passant par l’Estonie ou voire par la Russie. Mme Nerg souligne que les compagnies de bateaux exigent des pièces d’identité.
Selon Aamulehti, les autorités finlandaises ont annoncé mardi qu’elles se préparaient à monter des tentes pour pouvoir loger les demandeurs d’asile, leur nombre ayant augmenté dernièrement. On a estimé au début de la semaine qu’on aurait besoin d’au moins 10 000 nouveaux lits pendant les deux ou trois mois à venir.
Les autorités estiment toutefois que les contrôles frontaliers mis en place en Suède pourraient faire diminuer le nombre de demandeur d’asile et la Finlande pourrait se débrouiller sans utiliser des tentes.
Selon la secrétaire générale du ministère de l’intérieur Päivi Nerg, la Finlande n’a pas besoin de mettre en place des contrôles frontaliers. « 99 % de demandeurs d’asile arrivent par Tornio où ils sont enregistrés. Si la situation continue telle quelle on ne pourrait rien faire en plus avec les contrôles frontaliers », souligne-t-elle Mme Nerg.
Le Premier ministre Juha Sipilä souligne qu’il « ne s’agit pas d’aider la Turquie mais les réfugiés syriens en Turquie ». La part de la Finlande serait de 35,5 millions d’euros.